Nouveau départ de combustible nucléaire MOX vers le Japon

Communiqué de presse du 05 septembre 2022

De source officielle, Orano prépare pour début septembre, soit un an après le précèdent, le huitième transport maritime de combustible MOX destiné aux réacteurs japonais.

Le transport des 16 assemblages de MOX va nécessiter une forte armada policière et militaire pour son transfert de la Hague au port de Cherbourg puis  en mer pendant deux à trois mois.

Conséquence des contrats de retraitement passés avec le Japon, le plutonium est retourné sous la forme de MOX , mais ces contrats ne garantissent absolument pas sa non-utilisation militaire ultérieure. Contrairement aux déchets* qui eux doivent logiquement retourner dans leur pays d’origine.

Nous nous opposons au retour du plutonium qui peut contribuer à la prolifération de l’arme atomique..

Ce combustible MOX est composé d’un mélange d’uranium et de plutonium hautement radioactif (durée de la radiotoxicité 1000 fois supérieure ). Il est  extrait des combustibles usés à La Hague ; il est exploité sur 22 réacteurs nucléaires français PWR de 900MW. 

Sa production connaît aujourd’hui de graves difficultés de fabrication à Marcoule.

Ainsi, une partie de la production échoit à la Hague pour y être stockée comme rebut et ainsi augmenter sensiblement, la quantité de plutonium déjà présente.

En soutien aux citoyens japonais qui s’opposent au redémarrage des réacteurs nucléaires voulu par le nouveau gouvernement de droite et au déversement des eaux radioactives de Fukushima dans l’océan, les associations antinucléaires ci-dessus protestent contre ce 8-ème transport maritime.

Celui-ci est d’autant plus inapproprié que les conséquences d’un nouvel accident dans cette région sensible aux séismes seraient dramatiquement plus graves qu’avec un combustible classique à l’uranium enrichi.

* Il est prévu de retourner une équivalence, en activité sous forme de produits de fission vitrifiés, des déchets produits à la Hague. Nous allons donc garder ici le volume (on nous avait promis le retour « jusqu’au dernier clou ») ainsi que les pollutions radioactives et chimiques dans la mer de la Manche.

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