L’EPR promis à la puissance maximale !

FUKUSHIMANCHE NON MERCI !

Image Sortir du Nucléaire

Lors de la CLI Flamanville du 20 Octobre , EDF a indiqué que l’EPR était autorisé à fonctionner la puissance maximale de 1650 MW .

C’est faire fi des défauts qui affectent la cuve et le couvercle pour ne parler que de ces deux éléments majeurs

Le CRILAN est intervenu en séance :

« La cuve reconnue comme défectueuse n’aurait jamais dû être validée par dérogation.

L’annonce de son fonctionnement à 100 % des capacités initiales de l’EPR est inimaginable  pour le CRILAN.

C’est un risque accidentel inacceptable pour la population. 

Le CRILAN renouvelle donc sa demande d’expertise indépendante sur l’EPR afin de vérifier son aptitude au démarrage. »

La presse n’a repris que partiellement cette déclaration…

Et pourtant le CRILAN et d’autres associations ont fait un recours en Conseil d’Etat qui a été perdu . Il portait sur la dérogation aux équipements sous pression et sur l’annulation du décret ministériel de validation de la Cuve

Voir notre dossier technique page 15

Expertise indépendante sur l’EPR de Flamanville : après le refus du Conseil Départemental de la Manche, le CRILAN engage un recours au Tribunal Administratif

Aujourd’hui EDF confirme que l’EPR pourra fonctionner au maximum de ses capacités, ce serait le réacteur défectueux le plus puissant de France.

EDF a rappelé en séance que le pays a besoin de l’énergie de l’EPR dès 2023.

Quoi qu’il en coûte ?

FUKUSHIMANCHE NON MERCI !

Résistivité de la cuve de l’EPR : l’Etat juge et partie … la démocratie à la française est en marche !

COMMUNIQUE (26/06/2017)

Sans surprise, l’IRSN, partie prenante de l’Autorité de Sûreté nucléaire (ASN) vient de remettre à cette dernière l’alibi technique qu’elle attendait pour justifier la validation de la cuve défectueuse du réacteur nucléaire EPR de Flamanville, susceptible de ne pas résister à de fortes pressions et d’occasionner un accident majeur. Le contrôle des aciers rendus vulnérables par des excès de carbone a été effectué par… AREVA.
Récemment, la construction des installations nucléaires produisant de l’électricité en France a été transférée d’AREVA à EDF. Ceci ne signifie nullement qu’AREVA, à l’origine du projet EPR, a de ce fait obtenu la neutralité nécessaire pour contrôler la ténacité des aciers. Cependant, c’est AREVA qui a été chargée des expertises en cas de pression trop forte susceptible de créer un accident majeur, et ce, sur des pièces dites« sacrificielles » (1) autres que celles concernées.
Il n’est pas possible en démocratie et dans un Etat qui se dit de droit, dans lequel on prétend respecter la séparation des pouvoirs, que l’on admette que l’Etat industriel AREVA soit contrôlé par lui-même, que la validation de ce contrôle bénéficie à …l’Etat industriel (majoritaire à EDF), que l’avis de l’ Autorité sur la Sûreté nucléaire dont les directions sont nommées par le Gouvernement, le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat soit transmise à … l’Etat , institution politique.
Une fois de plus, avec le nucléaire, l’Etat montre ses tentations totalisantes. Rappelons que le président Macron avait annoncé avant son élection que Fessenheim ne serait arrêté en 2018 qu’après la mise en marche de l’EPR de Flamanville. Après ces faux semblants de consultations diverses, en cas d’accident, qui sera responsable, qui sera coupable, les directions de l’IRSN ? de l’ASN ? d’AREVA ? d’EDF ? le ministre de l’Environnement ? Les divers présidents concernés y compris celui de la République ?  Le lampiste sous pression ou le « big chief » ?

Résistons et organisons-nous.

« Notre affaire tous » et le CRILAN ont déposé un recours devant le CONSEIL D’ETAT.

COMMUNIQUE (03/03/2016)

Un décret compromet la sûreté des installations nucléaires et la santé des populations concernées . L’association « Notre affaire tous » et le CRILAN ont déposé un recours devant le CONSEIL D’ETAT.

Sorti le 30/12/2015, publié le 3/1/2016, en pleine trêve des confiseurs, un décret (1) autorise, en catimini, les fabricants d’équipements sous pression nucléaire à déroger à leurs obligations essentielles de sécurité, réglementaires et légales.

En même temps que sa direction reconnaît à nouveau la possibilité d’un accident  nucléaire majeur en Europe ( donc statistiquement en France, pays le plus nucléarisé), peu après avoir organisé une nouvelle distribution de pastilles d’iode dans un périmètre abstrait et ridiculement réduit, l’Autorité de Sûreté Nucléaire, elle-même sous pression, a validé ce décret.

Ce derni