Projet de voie de contournement Sud-Ouest de Cherbourg et risques nucléaires

Communiqué du 22 juin 2024

Le CRILAN a participé à la concertation publique sur le projet de voie contournement Sud-Ouest. Les différents scénarios ont interpellé notre association agréée pour la protection de l’Environnement.

Le Conseil Départemental doit examiner ce projet le lundi 24 juin.

Il est peu probable que le nouvel axe envisagé améliore les transports des personnels, des matières nucléaires et les possibilités d’évacuation des habitants en cas d’accident nucléaire.

Pour le CRILAN la priorité doit être donnée à l’amélioration des voies de circulation existantes (dont les RD 56 et RD 22) afin de faire face à un accident nucléaire tout en garantissant un accès facile pour les secours, une évacuation rapide de la population et des personnes de passage dans le Cotentin.

Au moment où l’EPR est susceptible de démarrer, on ne connait que le plan d’évacuation des communes du rayon des 5Km alors que le rayon du PPI (Plan particulier d’intervention) s’étend jusqu’à 20 Km de la Centrale de Flamanville.

Enfin, seules les communes à moins de 20 Km de Flamanville ont accès aux pastilles d’iode alors que c’est tout le Cotentin qui selon nous devrait en disposer.

Photo d’illustration CRILAN : la RD 56 sous le pont de Couville

Exercice de crise nucléaire autour de Flamanville les 13 et 14 décembre 2022

Cotentin: la prévention du risque nucléaire est largement perfectible.

Communiqué de presse

Sortir du Nucléaire

Membre de la CLI de Flamanville, (Commission locale d’information), le CRILAN observe avec satisfaction l’initiative annoncée par la préfecture d’un exercice nucléaire autour de la Centrale nucléaire de Flamanville dans le cadre du Plan Particulier d’Intervention.

Afin de permettre au Cotentin de faire face aux risques nucléaires, des mesures préventives restent néanmoins à développer :

  • En communiquant sur les PPI (plans particuliers d’intervention) des sites nucléaires de Flamanville, La Hague et Arsenal ; et en garantissant la distribution préventive de pastilles d’iode.
  • En créant un PPI unique élargi à tout le Cotentin afin que chaque personne, chaque enfant puisse disposer de pastilles d’iode ; que chaque commune puisse disposer d’un PCS (plan communal de sauvegarde) et d’un PPMS (plan de mise en sécurité des enfants des écoles) incluant le risque nucléaire.
  • En actualisant et en communiquant sur le Livre Blanc sur les installations nucléaires civiles du Cotentin dont les travaux sont toujours en chantier à la suite de plus de 20 réunions de travail.
  • En engageant une expertise indépendante sur l’EPR de Flamanville avant son démarrage afin de s’assurer qu’il peut fonctionner en conformité avec les règles de sureté nucléaire en garantissant la sécurité de tous.
    Les conséquences d’un accident nucléaire à l’EPR sont inimaginables.  Tout doit donc être fait pour éviter un « FukushiManche » et un effet domino entre les installations nucléaires de la presqu’ile du Cotentin qui est promise à une overdose atomique avec l’accroissement des déchets nucléaires. Selon l’IRSN[1] des recherches concluaient en 2018 à des coûts très élevés : 50 à 240 milliards d’euros pour un accident « maîtrisé », à plus de 430 milliards d’euros pour un accident «non maîtrisé».

    Hélas le Bureau de la CLI Flamanville et le Conseil Départemental refusent illégalement l’expertise indépendante demandée par le CRILAN. Une contribution financière de l’Etat via l’ASN serait pourtant possible pour cette expertise indépendante mais à condition de la demander.  Son coût serait donc bien relatif au regard des 19 milliards de l’EPR, du coût d’un accident nucléaire et de ses conséquences sur nos vies.

[1] https://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/IRSN_Audition-AN-commission-enquete-surete-securite_20180222.pdf

PPI Cotentin: les associations antinucléaires s’adressent aux élus de la CAC

Jeudi 27 juin avant la séance du Conseil d’agglomération du Cotentin , le CRILAN , CREPAN FNE et Greenpeace ont distribué un document à l’attention des élus de la CAC afin de les sensibiliser sur une cohérence territoriale en matière de prévention du risque nucléaire.

Il s’agit de créer un seul et unique plan particulier d’intervention ( PPI ) pour les installations nucléaires du Cotentin .

Marie Francois Lebonnois élue écologiste à la CAC a présenté aux élus les grandes lignes de ce projet qui vise une cohérence territoriale des PPI .

Dans sa réponse le Président de la CAC s’est montré favorable à cette idée qu’il entend relayer près de la Préfecture.

Cette action coordonnée des associations est le fruit du travail engagé depuis novembre 2018 au regard des actions visant a sensibiliser les élus et les citoyens (pétition en ligne) vis à vis du risque nucléaire et de l’EPR en particulier.

Opération « Chinon-Flamanville » et réunion publique « PPI Flamanville » à Valognes le 27/03

Dans le cadre de l’action CANO « Alerte aux transports de combustible » de Chinon à Flamanville, 2 actions sont organisées pour le 27/03:

  • (faux) blocage du (faux) convoi. RDV sur la place du château de Valognes à partir de 13h pour action vers 14h (fin prévue 15h)
  • réunion publique « PPI Flamanville » destinée à informer le public de Valognes et des environs sur les impacts que peuvent avoir un accident à Flamanville . Réunion organisée par le CRILAN, l’ACRO, le CREPAN-FNE, Greenpeace

« Dress code » (si possible) pour 14h : combinaison de peinture blanche (il y en aura sur place)

Voici les documents pour diffusion et mobilisation:

PPI de la centrale nucléaire de Flamanville: vers un Cotentin isolé?

La consultation publique sur le PPI de Flamanville a débuté le 26 novembre et va se poursuivre dans les mairies et sous-préfecture jusqu’au 21 décembre.  Le rayon du PPI va etre porté de 10 à 20 km. 

Le  CRILAN s’inquiète d’une carte de gendarmerie qui apparaît dans la consultation publique sur le futur PPI, plan particulier d’intervention, de la centrale nucléaire de Flamanville. On y voit un trait bleu qui traverse le Cotentin de Carentan au Havre de Saint-Germain-sur-Ay. Il s’agit d’une ligne dite « d’arrêt hermétique ». le CRILAN voudrait savoir à quoi cela correspond et se demande s’il s’agit d’une frontière destinée à isoler la population de la presqu’île du Cotentin en cas d’accident nucléaire.  Tout en déplorant l’absence de réunion publique, le CRILAN posera la question le 10 décembre lors de la réunion spéciale de la CLI qui recevra la Préfecture pour un exposé du PPI.

Quand la ligne d’arrêt hermétique devient « ligne d’accueil et d’information »

Un tour de passe passe pour ne pas désigner la ligne de démarcation nucléaire du Cotentin…

Source La Presse de la Manche du 4 12 18

Cliquer sur le lien ci dessous pour agrandir la carte

CartePrefEvacuationPM

 

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