DANS LE VENT ET DANS LE COURANT… ÉOLIENNES ET HYDROLIENNES EN MER.

Construction annoncée  d’éoliennes et d’hydroliennes à Cherbourg ; ENFIN!
Et tous les politiques  de la Manche, de la Droite à la Gauche, de s’en féliciter…

Et pourtant, il n’y a pas si longtemps …
Le Président du Département ne s’est -il pas opposé, avec d’autres élus locaux, à un parc éolien entre les côtes anglo-Normandes et le Cotentin, lui préférant le passage en sous-marin de lignes de 90000 volts depuis St Rémy des Landes ? Et l’encore député de Valognes ne déclarait-il pas ne vouloir aucune éolienne dans sa circonscription?.. Quant aux communistes du Cotentin,  ils refusaient les “forêts d’éoliennes”…

Les fabriquer, c’est bien, y compris pour les installer en COTENTIN, pas seulement pour …les autres.
Faut-il rappeler que le CRILAN, dès la fin des années 70 , proposait la construction d’éoliennes dans le Nord Cotentin plutôt que des réacteurs nucléaires à Flamanville?
Participant à Rennes, il y a plus de 10 ans à une réunion aux côtés d’Hydrolix qui proposait l’installation d’hydroliennes dans les forts courants du Finistère et du Cotentin, on enregistrait le refus méprisant des principaux politiques et des grands donneurs d’ordre.
Aujourd’hui, quels retards pris pour :

  • Une production d’électricité sans risques d’accidents majeurs, sans problèmes ingérables de démantèlement et de déchets ;
  • Des emplois industriels sur un bassin d’emploi victime depuis 30 ans d’un dérapage vers la mono-industrie du nucléaire
  • Une véritable décentralisation.

Le CRILAN rappelle que ses propositions incluent un autre mode de gestion de l’énergie basé sur la déconcentration des pouvoirs de ceux des technocrates et capitalistes d’État ou privés vers les producteurs, les usagers-consommateurs et les éventuelles victimes de nuisances, hors de tout gigantisme.

Les déchets nucléaires : recyclables ou recyclés?

Après le documentaire d’ARTE, “Déchets: le cauchemar du nucléaire”, le “recyclage” des déchets nucléaires, si peu “recyclés” a été au coeur de la réunion de la CLI d’AREVA-La HAGUE du 17 décembre 2009. Pourquoi AREVA est-elle prudemment passée de l’expression : déchets “recyclés” à déchets “recyclables?”

Ce changement de vocable peut s’expliquer:

  1. Le terme “recyclé” aurait pu induire des plaintes pour publicité mensongère
  2. “Recyclable” de toute façon entretient l’idée dans la tête d’un public superficiellement informé que les déchets nucléaires sont … recyclés. C’est l’image fausse, savamment entretenue, de la grande “ blanchisserie” de la Hague…
  3. “Recyclable” permet de se conformer à la nouvelle loi TSN, de 2006, sur les déchets qui interdit le stockage, en France, de déchets nucléaires étrangers, sauf pour les valoriser.

Ceci a permis d’accepter les déchets des centrales nucléaires italiennes,  arrêtées depuis plus de 20 ans.

AREVA et le lobby nucléaire savent jouer avec les mots: ainsi renvoie-t-on des “colis” (et non des fûts de déchets) aux clients.
Les déchets de Vandellos, issus d’un contrat du CEA à Marcoule et la Hague avec l’Espagne de FRANCO (qu’est devenu le plutonium?) seraient retournés… 50 ans après.
Pour AREVA, il s’agit d’…“entreposage” et non pas du stockage.

Pour la première fois, des déchets technologiques, provenant du retraitement des combustibles étrangers sont repartis vers les Pays-Bas. Quant aux résidus du démantèlement de HAO (atelier plutonium) dont l’enquête publique a été rondement menée, on ne sait où ils seront stockés. L’atelier est à l’arrêt définitif. Deux travailleurs y ont été contaminés ( cf Crilan info N°42). Ces discussions en commission ont fait suite à la conférence de presse du collectif Régional “L’EPR, non Merci” du 21 octobre 2009 à Cherbourg et à un communiqué du CRILAN , repris par la Presse de la Manche.