Fukushima 9 ans déjà, le CRILAN se souvient

Aujourd’hui, 9 années ont passé depuis la catastrophe de Fukushima. Nos pensées vont aux victimes et aux populations sinistrées qui vivent en environnement contaminé.

Ci dessous l’actualité de Fukushima 9 ans après:

Le  dernier article de Cécile Asanuma Brice dans Libération 

Fukushima, JO et Coronavirus

La dernière interview de Cécile Asanuma Brice  pour France Inter (documentaire sonore réalisé par Giv Anquetil) 

Neuf ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima : retour à la normale vers un avenir radieux ?

Sortir du nucléaire:

Fukushima : 9 ans de catastrophe et de déni

Communiqué du 10 mars 2020

https://www.sortirdunucleaire.org/Fukushima-9-ans-de-catastrophe-et-de-deni?fbclid=IwAR17PFWqz8YIB2xSIDWq3K2flkCDL83pQnqamuHZ4BRK98KWw4CeErOzRqU

La vidéo  de Michèle Rivasi sur la situation de Fukushima à la veille des JO

2:07 / 3:28 Fukushima, 9 ans après : On tente de faire oublier l’accident, mais la radioactivité est toujours là

Le 11 mars 2011, un séisme, puis un tsunami, ont frappé le nord de l'archipel, entraînant une explosion dans la centrale nucléaire de Fukushima DaiIchi à l’origine d’un accident nucléaire le plus important, après celui de Tchernobyl en 1986. Neuf ans après, le Premier ministre japonais Shinzo Abe veut faire des Jeux olympiques de Tokyo 2020 une vitrine de la reconstruction de la région de Fukushima, d'où le relais de la flamme olympique doit démarrer le 26 mars. Le gouvernement tente de faire oublier la catastrophe de Fukushima, ainsi que ces conséquences. Mais la vérité est bien plus complexe, les problèmes de décontamination ne seront pas réglés avant au moins 30 ans.

Publiée par Michèle Rivasi sur Mardi 10 mars 2020

Arte 28 MN à Fukushima les JO ne font pas l’unanimité

https://www.arte.tv/fr/videos/096167-000-A/a-fukushima-les-jo-ne-font-pas-l-unanimite-28-minutes/?fbclid=IwAR1HLrQwR_fkrno3GF7KjOjxHdepMxEDe0embQ96v3ueCQJrZegLenGSqlE

L’Acronique de fukushima: Fukushima en forme olympique : bilan chiffré pour le 9ième anniversaire

L’Acronique de Fukushima commente le  rapport de Greenpeace sur la contamination radioactive à Fulushima

Saisie par l’ACRO, la CADA demande plus de transparence à l’industrie nucléaire

Le caviardage des documents ne passe pas…

ACRO sur son site 18 décembre 2019

Les piscines de combustibles usés devraient arriver à saturation à l’horizon 2030, entraînant un arrêt forcé d’une partie du parc nucléaire si aucune solution n’est mise en œuvre d’ici là. Mais le rapport « impact cycle 2016 » d’EDF et Orano sur le sujet est secret. L’expertise qu’en a fait l’IRSN n’est que partiellement publique : 10% du rapport ont été noircis à la demande des exploitants. Il n’y a quasiment aucun chiffre.

L’ACRO a donc saisi la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) qui vient de rendre son avis (n°20192568 du 28 novembre 2019) : plusieurs passages occultés devront être dévoilés. C’est le cas, en particulier, de toute la partie concernant l’étude des aléas.

Pour l’ACRO, l’industrie nucléaire abuse de la loi sur le secret des affaires. Heureusement, la CADA est venu rappeler que le code de l’environnement prime.

La place disponible dans les piscines de La Hague n’était plus que de 7,4% en 2016 (chiffre noirci dans le rapport IRSN, mais révélé par l’ACRO en octobre 2018) : en cas d’aléa sur une des étapes de la chaîne du combustible (retraitement, transport, MOx), la saturation interviendrait au bout d’un an et il faudra arrêter le parc nucléaire français pour cause d’occlusion intestinale ! Ce délai va se raccourcir à mesure que l’on s’approche de l’échéance de 2030. Il y a là une vulnérabilité majeure pour l’approvisionnement électrique français que l’industrie nucléaire voulait cacher.

L’ACRO a donc écrit à l’IRSN pour lui demander de se conformer à l’avis de la CADA. Pour l’Association, qui a eu le rapport non censuré entre les mains, rien ne justifie ces cachotteries. Elle milite pour une publication intégrale du rapport.

EDF arrivera-t-elle à construire sa piscine centralisée avant 2030 ? Le calendrier est tendu alors que l’emplacement envisagé est toujours secret.

L’ACRO regrette que toutes ces informations n’aient pas été disponibles pour les deux débats publics sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) et le Plan de Gestion des Matières et Déchets Radioactifs (PNGMDR) organisés en 2018 et 2019. Une fois de plus, sans l’action d’associations citoyennes, le défaut de transparence aurait perduré.

Extrait sur les aléas du rapport IRSN qui devra être dévoilé :