Non à la résilience atomique !

Journée du 13 octobre 2022 dédiée à la résilience aux risques technologiques

Le Conseil Départemental, au travers des CLI, (Commissions locales d’information) propose deux expositions ouvertes au public sur la thématique du nucléaire du 10 au 21 octobre : une exposition à la maison du département à Saint-Lô, une deuxième à la mairie de La Hague. 

Le CRILAN ne saurait soutenir cette initiative départementale de la journée sur la résilience aux risques technologiques qui inclut le nucléaire.

En douceur il s’agit de nous « acculturer » à une nouvelle vie avec de possibles contaminations et radiations nucléaires, avec ou sans accident nucléaire.

Avec le concept de résilience dévoyé pour le besoin de nous soumettre aux risques nucléaires, les autorités veulent nous préparer à devoir vivre en environnement contaminé, sans broncher.

Le Cotentin est particulièrement exposé au risque d’accident nucléaire puisqu’il réunit 2 réacteurs vieillissants, un EPR en chantier et reconnu comme un fiasco. C’est aussi la plus grande concentration de matières radioactives de France et d’Europe (Usine Orano La Hague et CSM Andra) et ils veulent en rajouter ! C’est l’overdose atomique pour le Cotentin. Trop c’est trop !

Le vécu de l’accident nucléaire de Fukushima et ses prolongements depuis 11 ans devraient amener la population et nos décideurs à réfléchir car c’est la tragique illustration de la résilience.

Le CRILAN a réalisé une exposition et publié un livret d’après les travaux d’Akiko Ida ethnologue : « Les paroles des enfants de Fukushima «. Cette exposition commence à être présentée dans le Cotentin et au-delà.

Plutôt que l’acceptation d’une résilience que nous devrions imposer à nos enfants, il nous faut décider de sortir du nucléaire et faire face à la situation du Cotentin par des mesures préventives en cas d‘accident :

  • En communiquant sur les PPI (plans particuliers d’intervention) des sites nucléaires de Flamanville, La Hague et Arsenal ; en garantissant la distribution de pastilles d’iode.
  • En créant un PPI unique élargi à tout le Cotentin afin que chaque personne, chaque enfant puisse disposer de pastilles d’iode ; que chaque commune puisse disposer d’un PCS (plan communal de sauvegarde) et d’un PPMS (plan de mise en sécurité des enfants des écoles) incluant le risque nucléaire.
  • En actualisant le Livre Blanc sur les installations nucléaires du Cotentin.

 

Pour aller plus loin:

« Contre la résilience à Fukushima et ailleurs »,  de Thierry Ribault , L’Echappée 2021

Le lien vers notre site qui présente notre exposition : Panneaux et Interview d’Akiko Ida

 http://crilan.fr/exposition-web-les-paroles-des-enfants-de-fukushima/

Illustration Misato Yugi, avec l’autorisation de l’auteure

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