Le message de voeux du CRILAN pour 2021: Paix sur Terre

Illustration de Guy Lelong pour le Crilan à l’occasion de l’année internationale de la Paix et de la confiance

Le Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN) est enfin applicable

Depuis que le 24 octobre 2020 un cinquantième pays a ratifié le TIAN, les armes nucléaires seront interdites le 22 janvier 2021 selon le droit international reconnu par l’ONU,

Pourquoi cette information majeure est-elle absente des grands médias nationaux ? A cause de la crise de la Covid ou du feuilleton des élections présidentielles aux Etats Unis qui ont pris toute la place?

Il y a sans doute une explication supplémentaire, la France fait partie des neuf pays qui vont se trouver hors la loi. Ils possèdent à eux neuf, 16 000 bombes dont chacune équivaut à 100 Hiroshima. La France pèse peu à côté des géants américains, russes et chinois, avec ses 280 bombes qui sont déjà capables de tout détruire.

La France hors la loi sera donc condamnée….

Ainsi comme l’interdiction des armes chimiques entrée en vigueur depuis 1997 et les armes bactériologiques depuis 1975, les armes nucléaires seront totalement interdites après la trêve des confiseurs dans quelques semaines. Est-ce à dire que dès l’année prochaine, l’arsenal nucléaire mondial sera démantelé ? Ce serait trop beau et donc ce ne sera pas, car comme toujours les puissants se moquent du droit international (les armes chimiques et bactériologiques sont toujours utilisées par les puissances militaires qui n’ont pas ratifié les traités, Israël continue son annexion de la Palestine au mépris de toutes les résolutions de l’ONU etc …). Les procès internationaux pourtant possibles, tardent à se tenir.

Seule la pression populaire de l’opinion, des organisations non gouvernementales, des forces politiques et syndicales et des personnes qualifiées (scientifiques, militaires …) pourra faire appliquer ce nouveau traité d’interdiction.

Ainsi après que 122 pays aient voté en ce sens à l’Assemblée Générale des Nations Unies le 7 juillet 2017, seuls 84 pays ont signé le traité à la date du 24 octobre 2020. Il ne manquait à cette date qu’un cinquantième pays le ratifie, pour qu’il soit légalement applicable, ce qui est fait avec le Honduras.

Bien entendu la France n’a pas signé ce traité bien que selon des sondages 68% des français seraient favorables à sa ratification, mais la France ne veut pas.

Les raisons officielles pour lesquelles la France n’adhère pas au TIAN sont au nombre de trois : 

  1. Le TIAN est un texte jugé “inadapté” au contexte sécuritaire international marqué par la résurgence des menaces d’emploi de la force ;
  2. Le TIAN s’adresse exclusivement aux démocraties occidentales et “ne servira donc pas la cause du désarmement, puisqu’aucun État disposant de l’arme nucléaire ne le signera” ;
  3. Le TIAN “fragilise une approche réaliste d’un désarmement s’effectuant étape par étape.

En guise de « l’approche réaliste d’un désarmement s’effectuant étape par étape » c’est plutôt le constat réaliste que la course à l’armement continue de plus belle avec 2000 milliards pour l’armement et 100 milliards par an pour le seul nucléaire, au niveau mondial.

Chaque année la France dépense près de 5 milliards d’euros pour la modernisation et le renouvellement des arsenaux nucléaires. Plus encore la loi de programmation militaire prévoit de doter sur la période 2019-2025, 37 milliards d’euros les forces nucléaires françaises, soit 20 milliards de plus que sur la période 2003-2008, et 60% d’augmentation, ce qui porterait la dépense annuelle à 6 milliards d’euros en 2023.

L’arme nucléaire menace la vie humaine sur terre

Le nucléaire militaire, mère du nucléaire civil, est une menace pour l’humanité entière ;

En raison du risque d’un déclenchement des hostilités notamment accidentellement comme cela a déjà failli se produire une bonne dizaine de fois ces cinquante dernières années.

Du fait qu’il est inadapté aux conflits d’aujourd’hui de nature terroriste

Le raccourcissement actuel du délai de réponse (de l’ordre de quinze minutes dans les années soixante ) encore plus  faible pour permettre d’empêcher la réaction automatique face à une fausse attaque.

– Du fait que les armes nucléaires modernes sont à présent pensées pour être utilisées pour des conflits locaux – on est désormais loin de la logique de dissuasion !

Sous prétexte d’une protection (parapluie nucléaire) utilisation facilitée d’armes conventionnelles par les belligérants, en dehors des frontières des possesseurs dell’arte nucléaire évidemment.

Le coût du nucléaire militaire confisque les budgets utiles. Il compromet également les efforts nécessaires pour la transition écologique (notamment énergétique) et le combat contre le réchauffement climatique (dont les conséquences pour les plus faibles sont génératrices de conflits régionaux pouvant dégénérer en guerre pour l’accès aux ressources), Nous sommes bien loin d’être en capacité d’atteindre les 17 objectifs du « développement durable» pour 2030, il y a là des sommes colossales à récupérer.

Il maintient dans la pauvreté de plus en plus de personnes dans le monde, rappelons que le 1% des plus riches possède autant que les 50% des plus pauvres.

Cet argent serait mieux utilisé pour une politique de santé efficace, lorsqu’on voit seulement en France l’état de délabrement de l’hôpital public.

Quel sens pour cette escalade nucléaire ?

D’un point de vue ethnologique, la guerre lorsqu’on l’observe dans les sociétés dites « primitive » a un sens, répond à une fonction structurante (sens culturel propre, guerre entre clans, caractère rituel). Sans justifier l ‘exercice de guerres tribales évidemment, il est notable que dans nos sociétés « évoluées » la guerre de destruction massive n’a plus aucun sens, en acceptant l’idée de la fin de l’humanité pour se défendre sans vainqueur à la fin. Plus aucun sens sauf pour ceux qui en tirent profit financier en temps de paix.

Que faire ?

La pression mondiale doit être totale, multiforme, militante, judiciaire, diplomatique….

Signalons l’initiative commune du Mouvement de la paix et de Pugwash qui viennent de lancer un appel à signer par les scientifiques du monde entier.

Il demande l’application du TIAN, en faisant le lien entre la paix et le climat.

Le Crilan prendra toute sa part dans ce combat.

Patrick Lafon

Membre du CA du CRILAN


Illustration de Guy Lelong

Le document à partager , en Pdf:

EPR de Flamanville : le Conseil d’Etat rejette la demande de suspension de l’autorisation de mise en service partielle

Photo Crilan

Communiqué de presse

EPR de Flamanville : le Conseil d’Etat rejette la demande de suspension de l’autorisation de mise en service partielle

Le Comité de Réflexion, d’Information et de Lutte Anti-Nucléaire (CRILAN), Greenpeace France, le Réseau “Sortir du nucléaire”, et le collectif “STOP EPR ni à Penly ni ailleurs” ont saisi le Conseil d’État pour demander la suspension puis l’annulation de l’autorisation de mise en service partielle de l’EPR de Flamanville délivrée par l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN).

Depuis deux mois, EDF est autorisée à livrer du combustible nucléaire sur le site de Flamanville et à mener des essais avec des gaz radioactifs sur les installations, alors que l’état du chantier ne le justifie absolument pas. Le 26 octobre dernier, un premier transport d’uranium enrichi a été effectué de Romans-sur-Isère à Flamanville. Dans l’attente du jugement de la requête en annulation, un référé-suspension a également été introduit pour suspendre les effets de l’autorisation le temps de la procédure et empêcher ainsi toute nouvelle livraison et limiter au maximum la contamination d’installations qui n’entreront peut-être jamais en service.

Le 28 décembre 2020, à la suite d’une audience du 23 décembre, le juge des référés du Conseil d’Etat a rejeté la demande de suspension des associations aux motifs qu’aucun des moyens soulevés, en l’état de l’instruction, n’est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’autorisation délivrée par l’Autorité de sûreté nucléaire. La demande d’EDF de condamner les associations à 4000 euros pour les frais et dépens de la procédure a, toutefois, également été rejetée.

Les associations requérantes attendent désormais la procédure au fond. Elles estiment notamment que l’impact environnemental de cette mise en service partielle n’a pas suffisamment été questionné. Le droit de l’Union européenne requiert pourtant, lorsqu’un projet a fait l’objet d’une étude d’impact lors de la délivrance d’une première autorisation, que la question de son actualisation soit posée à chacune des autorisations délivrées ultérieurement.

Mis bout à bout, les déboires de l’EPR démontrent l’incapacité industrielle d’EDF à mener ce chantier. À l’heure où le gouvernement français s’interroge sur la construction de nouveaux EPR, la preuve est faite que cette option serait une dangereuse et coûteuse impasse.”

Pour le CRILAN c”est la neuvième rejet par le Conseil d’Etat d’un recours à propos de l’EPR.

Il reste aujourd’hui deux recours au fond et 3 plaintes au pénal:

DateJuridictionObjetEnjeuParties prenantesDécision et date
18/07/18Parquet de Paris et CherbourgEPR Non-conformité des soudures des tuauteries du circuit secondaire principalInfractions Pénales, condamnationsRSDN, CRILAN et GreenpeaceEn cours
26/09/20Conseil d’EtatDécret de prorogation du DAC de l’EPR pour la seconde foisProrogation jusqu’à avril 2024. AnnulationRSDN, CRILAN, Greenpeace, Stop EPR Ni à Penly ni Ailleurs, FNE, FNE NormandieEn cours
16/12/19Parquet de ParisEPR Manquements graves à la qualification de certains matériels liés à la suretéInfractions Pénales, condamnationsRSDN, CRILAN et GreenpeaceEn cours
23/08/20Parquet de Cherbourg36 infractions à la réglementation environnementale pour les 3 réacteurs de FlamanvilleInfractions Pénales, condamnationsRSDN, CRILAN, FNE, FNE NormandieEn cours
07/12/20Conseil d’EtatDémarrage partiel EPRRéféré suspension et action au fondRSDN, CRILAN, Greenpeace, Stop EPR Ni à Penly ni Ailleurs,Rejet référé Décision 28 12 20

Le Sevmorput cargo à propulsion nucléaire et en avarie est passé en Manche vers Saint-Pétersbourg

Ecrit le 23 déc, modifié le 25 déc

Le dernier navire marchand à propulsion nucléaire encore en activité, le Sevmorput a cinnu une importante avarie ,Il s’agit d’un cargo russe dont le moteur principal est un réacteur nucléaire de 135 mégawatts. Il devait livrer une cargaison sur une base scientifique en antarctique.

Après un périple hasardeux au large de l’Afrique ou aucun port n’a voulu le recevoir, le cargo est en route vers Saint-Pétersbourg. le 23 décembre, Il est entré en mer de la Manche après avoir passé au large de la Bretagne.

Il a perdu deux pales de sa seule hélice . C’est pourquoi sa vitesse est réduite de moitié. Pour rappel, l’hélice et l’arbre porte-hélice du navire ont été remplacés dans un chantier naval de Saint-Pétersbourg il y a quelques mois.

http://7seizh.info/2020/12/21/cargo-nucleaire-pour-robin-des-bois-le-sevmorput-devient-savemorput/#

http://7seizh.info/2020/12/15/un-navire-atomique-en-avarie-se-dirige-vers-la-bretagne/

Robin des bois souligne que l’Union européenne “est dans l’incapacité d’imposer et de coordonner un plan d’accompagnement ou de remorquage du navire tout au long de son périple retour. Les deux réponses de la Commission européenne à Robin des Bois montrent que les difficultés techniques auxquelles le Sevmorput est confronté sont banalisées . L’Union européenne se contente d’un rôle d’observateur.”

Au matin du 23 décembre ” les trois seuls endroits refuge pour le Sevmorput en cas de difficultés supplémentaires seraient la rade de Brest, la rade de Cherbourg ou la baie de Seine.”

Robin des Bois persiste à recommander l’option préventive d’un remorquage, préférable à l’option d’une intervention en situation d’urgence.

Le plan ORSEC maritime que le préfet de l’Atlantique évoque dans sa réponse à Robin des Bois comporte un volet NUCMAR.

Depuis le 23 décembre au matin et jusqu’a son passage vers la Mer du Nord, le Servmoput est accompagné de trois remorqueurs successifs selon Seiz Infos et la Presse de la Manche

L’Abeille Bourbon remorqueur de haute mer affrété par la marine nationale pour couvrir le golfe de Gascogne et le large de la Bretagne.

Le Polarstern  navire de recherches du gouvernement allemand, capable de faire des prélèvements et des analyses en mer de résidus chimiques ou radioactifs. Tiens tiens , on s’inquiète chez nos amis allemands….

L’abeille Liberté qui est en poste à Cherbourg a accompagné le navire de la pointe Bretagne à la baie de Seine avant que ne relais soit pris par un autre remoqueur accompagnant dans traffic de 250 navires par jours, l’Abeille Languedoc

Pour suivre le navire qui se trouve au large des PAYS BAS ce 25 décembre

https://www.vesselfinder.com/fr/?imo=8729810

Le cadre européen est lacunaire:

“Aucun dispositif coordonné entre les pays de l’Union Européenne n’est prévu pour parer à l’éventuelle dérive de cette centrale nucléaire flottante et pour désigner un éventuel port refuge. En cas de collision ou d’échouage provoqué par sa manœuvrabilité amputée, les pays riverains se perdront dans un vide technique et juridique. La Convention de Bruxelles relative à la responsabilité des exploitants de navires nucléaires signée en 1962 n’est jamais entrée en vigueur, faute d’un nombre suffisant de ratifications. Cependant, en France le Code des transports a fixé le montant de la responsabilité de l’armateur d’un navire nucléaire au maximum à 76 millions d’euros, une somme dérisoire au regard des dommages qui résulteraient d’un accident de mer du Sevmorput.”

Dans un article 18 décembre sur son blog Michèle Rivasi députée européenne déclare qu’avec ses collègues députés européens:

“Pas de pollution radioactive pour Noël”

Nous sommes alarmés par le fait qu’il n’existe pas de dispositif coordonné entre les pays de l’Union européenne, ni d’institution internationale pour faire face à la dérive possible de cette centrale nucléaire flottante. Aucune protestation officielle n’a été formulée à propos de ce porte-conteneurs à propulsion nucléaire endommagé dont le naufrage, l’incendie ou la collision avec un iceberg provoquerait une catastrophe sans précédent et démontrerait la myopie de la communauté internationale.

En tant que députés européens, nous demandons à la Commission européenne de coordonner avec les autorités russes, l’Organisation maritime internationale (IMO) et l‘Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour gérer que toute l’aide technique et logistique nécessaire pour empêcher la dérive de ce porte-conteneurs à propulsion nucléaire soit assurée.

Une décision doit être soigneusement étudiée et coordonnée afin de désigner un port de refuge sûr doit être rapidement choisi. Nous appelons à mettre à l’ordre du jour international la fin des navires à propulsion nucléaire dans nos mers”.

l’article de Michèle Rivasi

EELV Bretagne et Normandie- Cotentin sont les seules organisations à avoir réagi à cet évenement qui aurait pu transformer nos côtes en un Erika atomique …

Merci à Robin des bois:

https://robindesbois.org/

au site breton Seiz info :

http://7seizh.info/

et à l’association morglaz

WWW.MORGLAZ.ORG

pour leur vigilance..

Le communiqué EELV Bretagne

Mise en service partiel de l’EPR: protestation commune des associations CRILAN Greenpeace ACRO CREPAN et élu-es EELV membres de la CLI de Flamanville

ASN a délivré son autorisation   pour la  mise en service partiel de l’EPR,  l’entreposage du combustible et des essais avec des gaz radioactifs.  

Les associations antinucléaires  et critiques membres de la CLI de Flamanville et appartenant au  CREPAN , au CRILAN et à Greenpeace et les élu-es EELV protestent contre cette fuite en avant alors que Greenpeace et Mediapart viennent de révéler d’importantes  failles de sécurité sur le site de Flamanville.

Notre  communiqué (joint) souligne le contexte du chantier de l’EPR et  le recours exercé  le 7 décembre dernier près du  Conseil d’Etat contre cette autorisation par le CRILAN , Greenpeace,  le Réseau Sortir du Nucléaire et « Stop EPR ni à  Penly ni ailleurs »

Il s’agit d’un recours en référé-suspension et au fond. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés..

Communiqué des associations et élu-es antinucléaires

et critiques membres de la CLI de Flamanville

ACRO, CREPAN, CRILAN, EELV, GREENPEACE

8 décembre 2020

Protestation collective contre le démarrage partiel de l’EPR, le transport de combustible et les essais avec des gaz radioactifs.

Dans le cadre de l’autorisation de démarrage partiel de l’EPR donnée par l’ASN, et avant l’hypothétique deuxième transport de combustible destiné à charger le réacteur de l’EPR, les associations et les élus antinucléaires siégeant à la Commission Locale d’Information de Flamanville (CLI), protestent contre l’obstination d’EDF et donc de l’État à vouloir démarrer coûte que coûte ce réacteur calamiteux.

Rien ne justifie cette précipitation, alors que le réacteur ne pourra pas démarrer avant 2022 dans le meilleur des cas.

Des recours juridiques sont toujours en attente de décision. Ils concernent les nombreuses malfaçons et deux décrets dérogatoires à l’esprit de la loi, prolongeant l’autorisation de la construction qui aurait dû être achevée en 2017 au plus tard.

Pour rappel l’autorisation était limitée à 10 ans (de 2007 à 2017) afin de permettre une réévaluation du projet tant pour des raisons technologiques que financières, ce qui aurait pu changer les conditions pour obtenir ou non une nouvelle autorisation.

D’ailleurs c’est bien ce qui se serait passé, après les dérives constatées et le coût du kWh issu des énergies renouvelables à présent meilleur marché que le kWh provenant du nucléaire.

Pour EDF, l’une des justifications inavouables de ces transports est bien d’exercer une pression sur les autorités pour rendre le démarrage inéluctable une fois le réacteur chargé.

Or un nouvel évènement est intervenu dimanche 6 décembre avec la révélation par Greenpeace et Médiapart de documents confidentiels en circulation et relatifs à la sécurité du site. 

L’EPR est donc touché au cœur de sa sûreté et de sa sécurité.

Tout cela, nos organisations ne peuvent pas l’accepter.

C’est pourquoi certaines de nos associations viennent d’engager un référé auprès du Conseil d’Etat pour demander la suspension puis l’annulation de l’autorisation de démarrage partiel de l’EPR, de l’acheminement du transport du combustible et des essais avec des gaz radioactifs.

A défaut de décision favorable nous donnerons rendez-vous à la population sur le parcours du combustible pour exprimer notre refus face à cette dangereuse fuite en avant.

EPR de Flamanville : quatre organisations saisissent la justice pour suspendre son démarrage partiel, le transport de combustible et les essais radioactifs

Communiqué commun du Réseau “Sortir du nucléaire”, Greenpeace France, CRILAN, Stop EPR Ni à Penly Ni Ailleurs 7 décembre 2020

Le Comité de Réflexion, d’Information et de Lutte Anti-Nucléaire (CRILAN), Greenpeace France, le Réseau “Sortir du nucléaire”, et le collectif “STOP EPR ni à Penly ni ailleurs” déposent aujourd’hui un recours devant le Conseil d’Etat contre l’autorisation de mise en service partielle de l’EPR de Flamanville délivrée par l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN).

Depuis deux mois, EDF est autorisée à livrer du combustible nucléaire sur le site de Flamanville et à mener des essais avec des gaz radioactifs sur les installations, alors que l’état du chantier ne le justifie absolument pas. Le 26 octobre dernier, un premier transport d’uranium enrichi a été effectué de Romans-sur-Isère à Flamanville. Dans l’attente du jugement du recours, un référé-suspension a également été introduit aujourd’hui pour empêcher toute nouvelle livraison et limiter au maximum la contamination d’installations qui n’entreront peut-être jamais en service.

Les nombreuses anomalies et failles de sécurité qui touchent le chantier de l’EPR rendent injustifiable une mise en service partielle. Greenpeace France et Mediapart révélaient dimanche 6 décembre que des milliers de pages de documents confidentiels touchant à la sécurité du site sont en circulation en dehors d’EDF et de ses sous-traitants. La mise en service partielle de l’EPR fait courir des risques inutiles aux travailleurs, à la population et à l’environnement.

Par ailleurs, la demande d’EDF de mise en service partielle de l’EPR date de 2015. L’ASN avait au maximum deux ans pour se prononcer sur cette demande, ce qu’elle n’a pas fait. Dans ce domaine, une absence de réponse de l’ASN vaut rejet et oblige EDF à déposer une nouvelle demande. Cela n’a pas été fait : c’est une nouvelle démonstration du laxisme de l’ASN à l’égard d’EDF.

Enfin, l’impact environnemental de cette mise en service partielle n’a pas été questionné. Le droit de l’Union européenne requiert pourtant, lorsqu’un projet a fait l’objet d’une étude d’impact lors de la délivrance d’une première autorisation, que la question de son actualisation soit posée à chacune des autorisations délivrées ultérieurement.

Mis bout à bout, les déboires de l’EPR démontrent l’incapacité industrielle d’EDF à mener ce chantier. A l’heure où le gouvernement français s’interroge sur la construction de nouveaux EPR, la preuve est faite que cette option serait une dangereuse et coûteuse impasse. Si Emmanuel Macron, qui doit visiter demain l’usine Framatome du Creusot, affirme avoir besoin du nucléaire, la planète, elle, n’en a pas besoin.

Contacts presse :

Marie Frachisse (juriste, Réseau “Sortir du nucléaire”) – 07 62 58 01 23

Cécile Génot (Greenpeace France) – 06 30 23 52 78

Guillaume BLAVETTE (STOP EPR) – 06 62 29 50 48

André Jacques (CRILAN) – 06 08 84 22 22

Retrouver le dossier juridique sur le site de Sortir du Nucléaire

Contre la projet de loi de “sécurité globale”: 1500 personnes répondent aux appels à manifestation samedi 28 novembre à Cherbourg

Monique Dupuis, André Jacques, Patrick Lafon membres du CA au rassemblement unitaire de Cherbourg

Macron franchit une nouvelle étape dans l’atteinte aux droits de l’homme et de la liberté de la presse avec sa nouvelle loi dite de « sécurité globale ».

Attentif aux violences policières et à l’acharnement judiciaire dont sont victimes depuis un bon moment les militants antinucléaires et les défenseurs de l’environnement, le CRILAN ne peut se résoudre  aux immenses conséquences de cette loi pour l’ensemble de la population ,si elle devait aboutir .  

L’heure est grave.

C’est pourquoi le CRILAN  s’est joint à  l’appel au Rassemblement  organisé l’initiative de plusieurs syndicats, partis politiques et associations :  

Les organisations devant la banderole du collectif pour les libertés publiques de Cherbourg

samedi 28 novembre à 15 H Mairie de  Cherbourg. ( cf tract joint)

Une autre manifestation à l’initiative de la CNT était organisée le même jour Place De Gaule à 14h devant le Théâtre.

Ci-dessous à télécharger :

Rendez-vous  samedi prochain à Cherbourg , Coutances, Saint-Lo et Avranches  ! Masques et respect des gestes barrières.

Illustration: de Maybeck pour les militants de Bure .

Deux liens utiles en lien avec la répression à Bure et au Carnet

https://reporterre.net/1-3-La-justice-a-massivement-surveille-les-militants-antinucleaires-de-Bure
https://reporterre.net/2-3-L-Etat-a-depense-un-million-d-euros-contre-les-antinucleaires-de-Bure
https://reporterre.net/A-Bure-l-agence-des-dechets-nucleaires-se-paie-des-gendarmes
https://reporterre.net/A-Bure-contre-le-mouvement-antinucleaire-une-justice-politique
htps://reporterre.net/Au-Carnet-des-cameras-cachees-et-illegales-pour-surveiller-des-ecologistes

Françafrique et nucléaire: VisioConférence samedi 21 novembre à 18h

Organisé par Festival des Solidarités Internationales à LilleSurvie 

Évènement en lignehttps://facebook.com/surviefrance/live

🇫🇷☢ L’indépendance énergétique de la France grâce au nucléaire est un mythe. En effet, l’uranium qui alimente le nucléaire civil et militaire provient pour une large part du sous-sol africain. Dictatures, pollutions, conflits armés : la demande de ce minerai a des conséquences dramatiques dans les pays producteurs en Afrique !
☣☠️ Nous consommons toutes et tous de l’énergie et cela a un impact concret. L’extraction de l’uranium nuit à la bonne santé et au bien-être des populations locales : la pollution est invisible et s’infiltre jusque dans les nappes phréatiques.
📣 Le collectif de l’Astragale et l’association Survie invitent Raphaël Granvaud afin de présenter l’histoire de cette politique extractiviste de la France en Afrique. Cette rencontre abordera les conséquences politiques, environnementales, sanitaires et sociales de l’exploitation de l’uranium notamment au Niger🇳🇪, ou Orano (ex-Areva) est implanté depuis des décennies.
Évènement en ligne et en direct via l’adresse => https://facebook.com/surviefrance/live
Avec :
Raphaël Granvaud, auteur de :
– « Areva en Afrique – Une face cachée du nucléaire français », éditions Agone, 2012 (Nouvelle édition réactualisée en 2015).
=> https://boutique.survie.org/les…/56-areva-en-afrique.html– “Que fait l’armée française en Afrique ?”, éditions Agone, 2009
=> https://boutique.survie.org/…/55-que-fait-larmee…

Cet échange sera animé par Nicolas Charbonneau, membre de Survie Isère ainsi que du réseau sortir du nucléaire et de la CRIIRAD.

Cet événement était initialement prévu en présentiel à Lille dans le cadre du festival des solidarités internationales … merci au collectif de l’Astragale et à Survie Nord à l’origine de cette initiative soutenue par la mairie et de la fondation de Lille. Un grand MERCI aux différents partenaires bénévoles qui ont permis de maintenir cet événement en nous accompagnant pour son passage en format numérique !- – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –📢 ENSEMBLE CONTRE LA FRANCAFRIQUE !L’association @Survie s’oppose à toutes les formes d’intervention néocoloniale française en Afrique, et milite pour une refonte de notre politique étrangère sur le continent.Survie propose une analyse critique et des modalités d’actions pour exiger la fin de l’ingérence et un contrôle réel des choix politiques faits en notre nom. Elle rassemble les citoyennes et citoyens qui désirent s’informer, se mobiliser et agir au sein d’une vingtaine de groupes et de relais locaux.https://survie.org
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Twitter : @SurvieVoir moins

Le Procès du Nucléaire

34 activistes de Greenpeace France seront prochainement en procès à Valence pour avoir alerté sur le vieillissement des centrales nucléaires françaises.
Le 15 novembre, de 14h à 17h, une conférence en ligne, accessible à toutes et tous était proposée: voir détail ci dessous.

Au programme, 3 thèmes pour faire le procès du nucléaire et déconstruire cette fausse solution :

* Face à l’urgence climatique, peut-on encore condamner le nucléaire?
Intervenant-es :
Henri Waisman, membre du GIEC, chercheur au sein de l’Institut du Développement Durable et des Relations Internationales (IDDRI) en charge des activités de recherche sur les trajectoires de développement bas-carbone
Mathilde Szuba, maître de conférence en sciences politiques, spécialiste de la justice énergétique et de la décroissance
Bernard Laponche, physicien nucléaire, docteur en économie de l’énergie

* Déchets, risques d’accident, explosion des coûts : de quoi le nucléaire est-il accusé?
Intervenant-es :
Fleur Gorre, co-autrice du podcast Le Nuage, spécialiste en gestion de crise et risques nucléaires
Eric Guéret, réalisateur des documentaires “Sécurité nucléaire : le grand mensonge” et “Déchets, le cauchemar du nucléaire”
Thierry Gadault, journaliste indépendant, auteur de “Nucléaire : danger immédiat”

* Industrie nucléaire ou activistes : qui devrait-on juger?
Intervenant-es :
Etienne Ambroselli, avocat en droit de l’environnement, avocat des opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaires Cigéo
Jon Palais, militant climat à Bizi, Alternatiba, ANV-COP21, Faucheurs de chaises
Un-e des 34 activistes de Greenpeace en procès prochainement à Valence pour avoir alerté sur le vieillissement de la centrale nucléaire du Tricastin en février 2020

Autorisation de mise en service partielle de l’EPR de Flamanville : une décision incompréhensible qui conforte EDF dans le fait accompli

Communiqué Du Réseau Sortir du Nucléaire du 13 octobre 2020

https://www.sortirdunucleaire.org/Autorisation-de-mise-en-service-partielle-de-l

Le 8 octobre, l’Autorité de sûreté nucléaire a délivré à EDF une autorisation de mise en service partielle pour l’EPR de Flamanville. Celle-ci l’autorise à commencer certains tests nécessitant le recours à des gaz radioactifs, ainsi qu’à réceptionner et entreposer le combustible destiné au réacteur. Dans les prochaines semaines et pendant plusieurs mois, au moins 30 camions chargés de combustible nucléaire feront donc le chemin vers la centrale depuis l’usine Orano de Romans-sur-Isère (Drôme), au rythme de deux par semaine minimum.

Cette décision est incompréhensible au vu de l’état du réacteur, criblé de malfaçons et qui doit déjà faire l’objet de lourdes réparations dont la faisabilité n’est d’ailleurs toujours pas confirmée. Alors que le réacteur ne démarrerait pas avant plusieurs années (s’il démarre un jour !), pourquoi autoriser à y acheminer dès maintenant le combustible nucléaire, et à l’entreposer sur un site où les incidents sont légion ? Rappelons que la centrale de Flamanville est toujours placée sous surveillance renforcée. En accordant cette autorisation absurde, l’ASN a accepté de conforter EDF dans sa démarche de fait accompli, et lui a permis de présenter cette mise en service comme irrévocable et irréversible.

Aux côtés des associations du Grand Ouest, nous réaffirmons que ce réacteur ne doit jamais entrer en service. Dangereux et inutile, il enfermerait la France dans l’impasse nucléaire pour des décennies supplémentaires, à rebours de toute transition digne de ce nom.

Nous appelons à arrêter de soutenir au plus vite une filière nucléaire dépassée qui, à l’image de l’EPR, constitue un gouffre financier et menace toute l’Europe.

Etat des actions en Justice du CRILAN: recours et plaintes en cours

DateJuridictionObjetEnjeuParties prenantesDécision et date
18/07/18Parquet de Paris et CherbourgEPR Non-conformité des soudures des tuauteries du circuit secondaire principal Infractions Pénales, condamnationsRSDN, CRILAN et GreenpeaceEn cours
26/09/20Conseil d'EtatDécret de prorogation du DAC de l'EPR pour la seconde foisProrogation jusqu'à avril 2024. Annulation RSDN, CRILAN, Greenpeace, Stop EPR Ni à Penly ni Ailleurs, FNE, FNE NormandieEn cours
16/12/19Parquet de ParisEPR Manquements graves à la qualification de certains matériels liés à la suretéInfractions Pénales, condamnationsRSDN, CRILAN et GreenpeaceEn cours
23/08/20Parquet de Cherbourg36 infractions à la réglementation environnementale pour les 3 réacteurs de FlamanvilleInfractions Pénales, condamnationsRSDN, CRILAN, FNE, FNE NormandieEn cours
07/12/20Conseil d'EtatDémarrage partiel EPRRéféré suspension et action au fondRSDN, CRILAN, Greenpeace, Stop EPR Ni à Penly ni Ailleurs, Décision 28 12 20

La médiathèque du Crilan est en cours de réalisation…

Le recensement des livres, ouvrages et médias disponibles commence… Partages bienvenus…

TitreEditeurAnnée RésuméAuteurDispo
La santé publique atomiséeLa Découverte1988Radioactivité et leucémie, Les leçons de la HagueJF VielO
La science asservie La Découverte2014Les collusions mortifères entre industriels et chercheursAnnie Thébaud-MonyO
Nucléaire danger immediatFlamarion20182 français sur trois vivent à moins de 75 km d'une centrale nucléaire alors que la menace n'a jamais été aussi forteThierry Gadault et Hugues DemeudeO
En finir avec le nucléaire, pourquoi et commentSeuil2011Un scénario raisonné pour la sortie du nucléaire ; les conditions politiques et sociales de la transition Bernard Laponche et Benjamin Dessus O
Atlas mondial du nucléaireAutrement2015Le nucléaire sûr n'existe pas , de la même manière qu'il n'existe pas de charbon propreCorinne LepageO
La comédie AtomiqueLa Découverte2016L’histoire occultée des dangers des radiations ... en dehors de tout contrôle démocratique.Yves LenoirO

L’EPR de Flamanville ne doit pas entrer en fonctionnement ! Nous saisissons le Conseil d’Etat suite à la seconde prorogation de son décret d’autorisation

Communiqué commun du Réseau “Sortir du nucléaire”, Greenpeace France, France Nature Environnement, France Nature Environnement Normandie, CRILAN, Stop EPR Ni à Penly Ni Ailleurs

Communiqué du 25 septembre 2020

Le 25 mars 2020, en plein confinement, le gouvernement a publié un décret prorogeant à 2024 la validité du décret d’autorisation de création de l’EPR de Flamanville, qui fixait auparavant à avril 2020 sa date limite de mise en service.

Nos associations dénoncent fermement cette obstination du gouvernement à tolérer la poursuite de ce chantier catastrophique, malgré les multiples malfaçons et scandales qui l’affectent et les sommes considérables déjà englouties. Dangereux et rafistolé avant même d’avoir démarré, ce réacteur ne devrait jamais entrer en service.

En outre, ce décret modificatif publié à la va-vite en plein confinement passe sous silence le fait que l’état actuel du réacteur, criblé de malfaçons, ne correspond plus à ce qui était exigé dans le décret initial, et qu’EDF ne dispose manifestement plus des capacités financières et techniques requises pour mener à bien le chantier. Au regard de la jurisprudence européenne, se contenter d’une simple modification des dates est donc manifestement illégal, et surtout profondément malhonnête.

Le 26 mai 2020, nos associations ont déposé deux recours gracieux auprès du Premier ministre demandant le retrait du décret modificatif et l’abrogation du décret initial d’autorisation de création. En l’absence de réponse, nous saisissons aujourd’hui le Conseil d’État. La complaisance envers EDF et ses projets calamiteux doit cesser !

Contacts presse :

Marie Frachisse (juriste, Réseau “Sortir du nucléaire”) – 07 62 58 01 23

Guillaume BLAVETTE ( FNE et FNE Normandie ) – 06 62 29 50 48

André Jacques (CRILAN) – 06 08 84 22 22

Avocat : Maître Samuel Delalande – 06 01 95 93 59

Retrouver le dossier juridique

Un décret modifié à la va-vite, alors que l’état du réacteur ne correspond plus aux exigences initiales

Le 25 mars 2020, en plein confinement, un décret prorogeant de quatre ans la validité du décret d’autorisation de création de l’EPR de Flamanville a été publié. En quelques lignes, ce décret modificatif – déjà le deuxième de ce type [1] – fixe la date limite pour sa mise en service à 2024, contre 2020 auparavant [2]. Le gouvernement a procédé en catimini, sans procédure de participation du public, comme s’il s’agissait simplement d’actualiser formellement une date devenue obsolète en raison des retards successifs du chantier. Pourtant, l’état du réacteur n’a plus grand-chose à voir avec ce que décrit le décret d’autorisation de création initial.

Celui-ci prévoyait en effet que les exigences de conception et de fabrication devaient être telles qu’on puisse exclure la rupture de composants majeurs comme la cuve ou les tuyauteries des circuits primaires et secondaires. Entre-temps, d’importants défauts ont été découverts sur le couvercle et le fond de cuve, si bien que sa rupture ne peut être exclue [3]. Ce risque de rupture concerne également huit soudures des tuyauteries principales d’évacuation de la vapeur, affectées de malfaçons [4], qui devront faire l’objet de réparation – sachant que l’Autorité de sûreté nucléaire n’a toujours pas validé le procédé proposé par EDF. Et ces problèmes ne représentent probablement que la partie émergée de l’iceberg, de nouvelles « non-conformités » étant régulièrement découvertes [5] !

Une prorogation du décret initial intenable au regard de la situation d’EDF

Le décret de création initial exigeait également qu’EDF dispose des capacités techniques et financières nécessaires pour construire le réacteur et s’assurer des charges futures.

13 ans après le début du chantier, EDF a apporté la démonstration flagrante de son incapacité à le mener à bien : litanie de malfaçons sur le site et dans les usines des fabricants, surveillance déficiente des prestataires, exigences de qualité non transmises aux fabricants… Comme le souligne l’Autorité de sûreté nucléaire, il ne s’agit pas d’une expérience qui se serait perdue faute de construire des réacteurs, mais d’un manque de rigueur et d’une perte de compétence professionnelle touchant l’ensemble de la filière. Le gouvernement nage donc en pleine contradiction, ayant accordé cette prorogation alors qu’il a lui-même reconnu publiquement cette perte de compétence et de rigueur lors de la remise du rapport Folz !

Quant à la situation financière d’EDF, elle s’avère tout aussi inquiétante. Plombée par une dette évaluée à 41 milliards d’euros fin 2019, l’entreprise aurait déjà disparu sans le soutien de l’État et l’argent des contribuables, ce qui fait peser un doute sérieux quant à sa capacité à assurer ses charges de long terme. Elle vient de lancer un vaste plan d’économies, prévoyant même d’économiser sur la maintenance des réacteurs ! L’endettement d’EDF est d’ailleurs en partie lié à l’explosion des coûts de l’EPR de Flamanville, la Cour des comptes évaluant désormais le montant total du projet à 19,1 milliards d’euros. Et la réforme du prix de revente de l’électricité nucléaire ne devrait pas permettre à EDF de rentrer dans ses frais. En effet, la Commission de Régulation de l’Électricité estime que le surcoût de l’EPR, résultant d’erreurs commises par EDF, n’a pas à être répercuté sur ce prix de revente [6].

Le gouvernement faisant la sourde oreille, nous agissons en justice !

Au regard de l’évolution de la situation, se contenter d’une simple actualisation de la date du décret initial est donc manifestement illégal (au regard de la jurisprudence européenne récente [7] , ces modifications auraient nécessité une nouvelle ou, a minima, une réactualisation de l’évaluation environnementale du projet), mais surtout profondément malhonnête.

Après deux recours gracieux déposés le 26 mai 2020, face à l’absence de réponse du gouvernement, nos associations viennent de saisir le Conseil d’État pour demander le retrait de ce décret et l’abrogation du décret d’autorisation de création initial.

Arrêtons de gaspiller des milliards dans les énergies du passé !

Au-delà de cette démarche, nos associations réaffirment avec force que le réacteur EPR ne doit jamais entrer en service. Il est inacceptable que des milliards soient encore gaspillés dans ce gouffre financier, alors que ce réacteur criblé de défauts, s’il fonctionne un jour, mettrait en danger toute l’Europe. Enfin, sa mise en service enfermerait la France pour de nouvelles décennies dans l’impasse nucléaire, à rebours de toute transition énergétique digne de ce nom, et irait de pair avec la production de nouveaux déchets ingérables. Au vu de ce désastre, la volonté du gouvernement et d’EDF de construire six nouveaux réacteurs dans les années à venir relève de l’irrationnel.

En 2007, une étude montrait que les besoins en énergie du Grand Ouest auraient pu être mieux assurés en consacrant le coût initial de l’EPR (3,3 milliards d’euros) aux économies d’énergie et énergies renouvelables locales. Treize ans après, le réacteur ne produit toujours pas d’électricité et le coût du chantier ne cesser d’augmenter, tandis que celui des énergies renouvelables continue de baisser. Continuer ce gâchis est une perte de temps face à l’urgence climatique. Plutôt que de se fourvoyer dans un tel projet, la France doit en finir avec le nucléaire.


Notes

[1] En 2017, le délai de 10 ans prévu pour la construction de l’EPR avait déjà été prorogé de 3 ans par décret.

[2] Le décret d’autorisation de création donne le feu vert au chantier et précise dans quel délai celui-ci doit s’achever. Il ne doit toutefois pas être confondu avec l’autorisation de mise en service. EDF a d’ailleurs déposé une demande d’autorisation de mise en service partielle pour l’arrivée du combustible de l’EPR, qui est actuellement en cours de consultation sur le site de l’Autorité de sûreté nucléaire.

[3Une action en justice avait été lancée à ce sujet par certaines de nos associations

[4] Plus d’informations sur ce dossier sur le site de l’ASN. Ce défaut fait également l’objet d’une plainte en justice.

[5https://www.asn.fr/Informer/Actualites/Ecart-de-fabrication-chez-Framatome

[6Voir cet article de Contexte.com

[7] En vertu de la directive 2011/92 dans sa version modifiée par la directive 2014/52/UE, avant l’édiction d’une décision prorogeant les délais maximums de mise en service, la mise à jour de l’évaluation environnementale est requise au regard de l’apparition de faits et d’informations nouvelles depuis la délivrance de l’autorisation. L’exigence de réaliser une nouvelle évaluation environnementale a été également mise en exergue dans un arrêt du 29 juillet 2019 de la CJUE à propos d’une autorisation prolongeant la durée d’exploitation de 10 années d’une centrale nucléaire. Un autre arrêt de la CJUE du 9 septembre 2020 vient renforcer cette obligation.

En direct de la CLI de Flamanville

Un ordre du jour garni pour une AG qui a duré de 9 H 30 à 15h

Le Crilan était présent ce 23 septembre a l’ouverture de la première séance de la CLI depuis la fin Janvier.

Evelyne, Marie Edith, Monique et André ont distribué le flyer d’opposition ( ci dessous) au démarrage partiel de l’EPR pour acheminer, introduire le combustible et faire des essais avec des gaz radioactifs.

Mais cette introduction du combustible sur le site ne sera possible qu’après délivrance par l’ASN d’une autorisation de mise en service partielle de l’EPR. Sur ce point, le CRILAN a annoncé qu’il se réserve avec d’autres associations de déposer un recours devant le Conseil d’Etat pour obtenir l’annulation de l’autorisation que l’ASN pourrait prendre.

EDF et l’ASN ont développé le projet de mise en service partiel de l’EPR suite au second décret autorisant la prolongation du décret d’autorisation de création de l’EPR.

A ce propos le CRILAN a informé la CLI qu’il allait engager en lien avec le Réseau Sortir du Nucléaire et d’autres associations une action le 25 septembre devant le Conseil d’Etat  pour contester la légalité du décret d’autorisation de construction de l’EPR qui repousse la date limite de fin de chantier. Pour ces associations, ce nouveau décret n’est pas valable car il porte sur un chantier bien différent de celui débuté en 2007 et qui avait fait l’objet du décret d’autorisation initial.

à suivre

Flamanville: 13 évènements significatifs de niveau 1 et plus depuis le début de l’année 2020.

Photo Crilan

Ce 17 septembre EDF Flamanville a déclaré , trois évènements significatifs sûreté de niveau 1 sur l’échelle INES. échelle internationale de classement des événements nucléaires qui en compte 7. ( ou plutôt 8 si on considère le niveau 0 très ( trop) fréquemment utilisé)

Déclaration d’un événement sûreté au niveau 1 (échelle INES) concernant le retard de maintenance préventive de matériels participant à la protection incendie et à la sûreté, sur les unités de production 1 et 2 de la centrale nucléaire de Flamanville

Déclaration de deux événements sûreté au niveau 1 de l’échelle INES, concernant le démarrage des protections du réacteur n°2 et le non-respect des spécifications techniques d’exploitation dans la conduite du réacteur

De l’écart à l’accident majeur, L’Agence internationale de l’Énergie Atomique a établi en 1990 une échelle pour renseigner sur la gravité des évènements nucléaires civils. Cette échelle nommée échelle INES est mise en place au plan international depuis 1991 et en France depuis 1994.Elle constitue non pas une échelle de mesure mais un outil de communication pour faciliter l’information du public après la catastrophe de Tchernobyl.

à suivre…

Nucléaire et Finance : Conférence et Ciné-débat à Cherbourg le 26 Septembre

Pour réserver ses places:
https://www.cgrcinemas.fr/cherbourg-odeon/

Nucléaire et finance: Conférence de Jean Rohel Président d’Attac Saint Malo-Jersey

Jean Rohel développera les liens et similitudes entre les secteurs du nucléaire et de la finance. Concernant le nucléaire, il mettra en exergue certains des scandales parmi les plus significatifs qui ont émaillé le parcours chaotique des entreprises françaises. En effet, les scandales semblent définir une culture commune entre le secteur du nucléaire et de la finance, ce qu’il illustre par des affaires emblématiques.

Outre que la France est l’un des pays ou la concentration et le pouvoir des banques sont des plus importants , Jean Rohel développera l’hyper concentration des entreprises du secteur énergétique et la place du nucléaire d’Etat.

La privatisation rampante d’EDF et d’Orano grâce à l’apport de fonds publics, la filialisation, le lobbying et l’optimisation fiscales sont entrés dans le mode de gouvernance de ceux qui sont sensés fournir les biens en électricité et en énergie nécessaires à nos sociétés.

Nucléaire et finance disposent de l’argent public et le gaspillent sur fond de mensonges, de fausses promesses, de couts cachés. Le discours sur l’excellence française commun au nucléaire et à la finance assure une domination idéologique et intellectuelle sur fond d’élites, de lobbying et de conflits d’intérêts…

Suite à ces constats, Jean Rohel esquissera les pistes à développer pour faire droit à l’intérêt général et garantir une transition énergétique en appui sur les ressources financières mises au service des besoins énergétiques maitrisés du pays.

Nucléaire l’impasse française: un Film de Patrick Benquet

Depuis cinquante ans, la France produit 75 % de son électricité grâce à la filière nucléaire. Un cas unique au monde. Une dépendance qui mène aujourd’hui l’entreprise publique EDF tout droit à la faillite.

Le nouveau réacteur français, l’EPR, accumule les retards de livraison en France, à Flamanville, et en Finlande. Les coûts continuent de grimper et c’est en dizaines de milliards que se chiffrent, aujourd’hui, les dépenses de la France pour tenter de maîtriser cette technologie trop complexe.

Alors pourquoi la France a-t-elle donné le feu vert à la construction de deux autres EPR en Grande-Bretagne, à Hinkley Point ? Et ce malgré de violentes oppositions au sein même d’EDF ?

Alors que de plus en plus de pays sortent du nucléaire, qu’on ne sait toujours pas comment démanteler les centrales en fin de vie et que le coût des énergies renouvelables ne cesse de baisser, la France est de plus en plus isolée dans ses choix pro-nucléaires.

Des choix qui pèsent très lourd sur le budget de l’Etat et qui font prendre à la France un retard colossal en termes de transition énergétique.

Qui paiera la facture du nucléaire ?

Consultation ASN sur l’EPR: Vers une autorisation de mise en service partiel en dépit des malfaçons, des recours et des plaintes ?

CP CRILAN 3 septembre 2020

EPR : ironie de l’histoire

Déjà en 2018, l’ASN avait entrepris une consultation pour des tests à chaud avec de la vapeur au tritium issue des réacteurs 1 et 2. Bien entendu l’ASN a accédé à la demande d’EDF .

Deux ans après EDF demande à l’ASN l’autorisation de mise en service partiel de l’EPR afin de recevoir le combustible neuf en attente d’utilisation au cœur du réacteur et afin de mener des essais avec du gaz radioactif.

Par ces autorisations successives EDF laisse penser à une mise en route future de l’EPR alors même que celui-ci connait de nombreux problèmes et a fait l’objet de nombreux recours en Justice.

Le CRILAN, plusieurs associations dont Greenpeace et le réseau Sortir du Nucléaire, ont mené des actions en justice à propos de la cuve et de ses dérogations, du couvercle, des soudures, prolongation abusive du décret d’autorisation. Ces recours ont tous été rejetés par le Conseil d’État au nom de l’État nucléaire alors que techniquement rien n’est réglé.

Trois plaintes pénales ont été déposées auprès du Procureur de la République de Cherbourg à propos de l’EPR : soudures défectueuses sur le circuit secondaire principal, qualification de matériels mécaniques et électriques, infractions à la réglementation environnementale. Ces plaintes sont toutes en attente de poursuites…

Rien ne semble ébranler les certitudes d’EDF alors que le 28 octobre 2019, le Ministre de l’économie déclarait que l’EPR est un « échec pour la filière ».  Le rapport Foltz est alors survenu afin de tenter de sauver le soldat EPR, symbole de la défaite de l’industrie électronucléaire française.

Gravité du temps présent

De 3 milliards, le coût de l’EPR frôle les 20 milliards. Suite aux nombreuses non-conformités de fortes incertitudes pèsent sur son éventuel fonctionnement sachant que s’il devait démarrer un jour, il ne devrait pas fonctionner à plein régime au risque d’un accident.

A ce jour on ne sait toujours pas si les 8 soudures pourront être reprises alors que le couvercle doit être changé en 2024. Tout dernièrement, de graves problèmes de soupapes en partie nucléaire à Flamanville comme en Finlande ont rappelé un problème connu depuis 2015….

Notre seule certitude avec la prétendue arrivée précipitée du combustible, c’est la fuite en avant et le fait accompli en dépit des aléas techniques récurrents.

Conclusion

Le CRILAN demande à l’ASN de refuser l’acheminement du combustible et la mise en service partiel de l’EPR en raison des trop grands problèmes rencontrés et non résolus sur ce site.

Face au risque d’accident nucléaire que représente ce réacteur, il demande aux autorités de prendre la mesure du fiasco du chantier de l’EPR afin de protéger les populations du Nord Cotentin et au-delà.

Enfin il invite la population et les élus à s’exprimer sur le site de l’ASN dans le cadre de la consultation.

Flamanville: le CRILAN et 4 associations portent plainte pour 36 infractions à la réglementation environnementale

Suite à l’inspection ASN de juin 2019 à la centrale de Flamanville , 36 infractions à la réglementation environnementale ont été mises à jour, ces faits étant susceptibles d’entrainer des pollutions graves et de mettre en danger les personnes travaillant sur le site.

Il s’agit donc d’un rapport alarmant sur les négligences environnementales constatées sur les réacteurs 1 et 2  ainsi qu’à l EPR. Elles traduisent le mépris d’EDF pour l’environnement et  la protection des personnes

Fait exceptionnel, le 4 juillet 2019 le Directeur de l’ASN à convoqué le Directeur de la Centrale de Flamanville en pointant les déficiences dans la maitrise des gestes techniques , des défauts de maintenance et de surveillance des prestataires.

Refusant que des problèmes aussi graves restent impunis, les associations Réseau Sortir du Nucléaire, CRILAN , FNE et FNE Normandie, Stop EPR ni à Penly ni ailleurs  ont déposé plainte cette semaine pour ces 36 infractions à la réglementation environnementale près du Procureur de la République de Cherbourg.

Voir:

https://www.facebook.com/Crilan-113882287016480

Voir aussi: Communiqué de presse, Rapport Inspection ASN et synthèse des principaux problèmes

http://www.sortirdunucleaire.org/Avalanche-d-infractions-a-la-reglementation

La dissuasion nucléaire face à la pandémie et à la relance de l’escalade mortifère

Communiqué du 27 juillet 2020

La France fait partie avec les USA, la Grande Bretagne, la Russie et la Chine des 5 pays disposant officiellement de l‘arme atomique. Quatre autres en seraient possesseurs : Inde, Pakistan, Corée du Nord, Israël.

Le mardi 31 mars 2020 en pleine période de confinement, alors que le pays tout entier évite la propagation de la contamination, que de nombreuses personnes sont privées de revenus, quand d’autres doivent travailler avec de faibles moyens de protection (activités indispensables), le gouvernement n’hésite pas à engager les forces aériennes stratégiques pour une simulation de frappe nucléaire, un exercice militaire comme si de rien n’était. Une dépense indispensable quand les hôpitaux manquent de tout ?.

C’est Macron qui parle de guerre au sujet du virus et pour cette soi-disant guerre, la dissuasion nucléaire se révèle bien inutile !

Le budget militaire et particulièrement celui consacré à la dissuasion nucléaire est plus encore que d’ordinaire sur doté et son maintien à son niveau actuel est moralement inacceptable.

La valse des milliards

Chaque année la France dépense près de 5 milliards d’euros pour la modernisation et le renouvellement des arsenaux nucléaires. Plus encore la loi de programmation militaire prévoit de doter les forces nucléaires françaises sur la période 2019-2025 de 37 milliards d’euros, soit 20 milliards de plus que sur la période 2003-2008, et 60% d’augmentation ; ce qui porterait la dépense annuelle à 6 milliards d’euros en 2023.

Avec les 4,7 milliard d’euros de la seule année 2019 il serait selon l’ICAN (International Campaign to Abolish Nucléar weapons , possible de financer:

  • 100 000 lits de soins intensifs,
  • + 10 000 ventilateurs
  • + 20 000 infirmières
  • + 10 000 médecins

Ces sommes ne tiennent pas compte d’autres dépenses de l’armée ou civiles comme la gestion des déchets nucléaires léguée aux générations futures.

Pourtant l’efficacité de cet argent englouti n’est pas démontrée tout comme la stratégie de dissuasion nucléaire (les dépenses militaires mondiales se seraient élevées à 1917 milliards en 2017 selon le Mouvement de la Paix).

En quoi la bombe nous protège-t-elle des actes terroristes, des pandémies, du dérèglement climatique, de la perte de biodiversité, qui sont pourtant aujourd’hui des menaces, bien réelles, à côté du risque de conflit armé généralisé bien peu probable ? La catastrophe sanitaire d’aujourd’hui qui touche le monde entier est bien peu de choses à comparer avec les effets d’une catastrophe nucléaire militaire.

La doctrine de la dissuasion nucléaire questionnée

Sur la scène internationale aussi, la tendance n’est plus au ralentissement du nucléaire militaire et c’est très inquiétant. Bien qu’ils aient été arrêtés depuis le 29 septembre 1992 les Etats Unis envisagent de reprendre des essais nucléaires afin de renforcer l’arsenal des armes nucléaires (selon le Washington post). L’administration Trump accuse en effet la Chine et la Russie de procéder à des essais nucléaires de faible puissance.

Dans ce contexte les américains n’excluent pas de reprendre des essais et équipement d’ogives de faible puissance (le tiers de la puissance de la bombe larguée sur Hiroshima) sur des sous-marins et pour une réponse rapide : on est donc loin de la dissuasion. L’administration Trump annonce en effet ne pas chercher à obtenir la ratification du traité d’interdiction des essais nucléaires, signé par les Etats Unis mais non ratifié par la Chine, l’Inde, le Pakistan et la Corée du nord ; contrairement à la Russie, la France et la Grande Bretagne qui l’ont fait.

A cette volonté américaine de doper l’arsenal des armes nucléaires, s’ajoute le choix de s’affranchir des traités limitant la course aux armes nucléaires notamment l’accord « ciel ouvert » signé en 1992 et entré en vigueur seulement en 2002. En effet les américains se sont également retirés de l’accord sur le nucléaire Iranien en 2018 et de celui sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI). Il en est de même pour les autres traités sur les missiles terrestres signés avec les Russes. Qu’en sera-t-il des accords START de réduction des armes stratégiques qui doivent prendre fin en février 2021 Seront-ils reconduits?

Printemps tragique

Ce printemps se sont succédé des évènements qui mettent à mal la stratégie française de dissuasion nucléaire.

Comble de l’efficacité de cette stratégie de défense française, le porte avion Charles De Gaulle, pièce maîtresse de la stratégie nucléaire française, n’est plus opérationnel à cause … non pas d’un manque de moyens, mais du Covid 19….la bonne blague !!!

Au moment où le sous-marin SNA Suffren commence ses essais difficiles à la mer par un retour en cale sèche, le SNA Perle dernier de la série Rubis à propulsion nucléaire vient d’être victime d’un grave incendie. Intervenu pendant les travaux périodiques de la Perle à Toulon cet incendie rend son avenir incertain et fragilise le dispositif militaire.

Le jour d’après a de fortes chances de ressembler aux jours d’avant pour que rien ne change….

Ces difficultés n’empêchent pas la France d’envisager un deuxième porte avion de type Charles De Gaulle pour au moins 5 milliards d’euros et 220 millions par an de fonctionnement.  

Le 12 juin 2020 les essais du missile nucléaire M51 ont repris à partir du sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) Le Téméraire qui a tiré un missile balistique stratégique (sans charge nucléaire) à 120 millions d’euros depuis le large du sud-Finistère,

L’orientation du Livre Blanc de la Défense préconise de dépenser 100 milliards d’euros en 15 ans pour le renouvellement de la flotte des SNLE-NG en violation du traité de non-prolifération.

En consacrant autant d’argent au mépris des besoins de la population, la France s’entête dans une stratégie de défense remise en question par les autres pays. Pour preuve, en février dernier, Macron a considéré que la composante aéroportée pourrait mettre en œuvre à partir de 2035 un missile hypersonique emporté par un avion de combat, un porteur lourd ou un drone furtif.

En refusant d’adopter le traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN) alors que 122 pays l’ont fait, la France encourage la course mondiale aux armements.

Un mauvais signe pour la paix et l’avenir de l’humanité à la veille du 75ème anniversaire des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki.

Patrick Lafon

Membre du CA du CRILAN

L’EPR de Flamanville estimé à 19,1 milliards

© CRILAN

Communiqué de presse du 9 juillet 2020

Alors que la CRILAN ne cesse de réclamer l’abandon de cet EPR qui s’avère toujours plus un véritable fiasco industriel et financier, on laisse la Cour des Comptes annoncer la douloureuse facture de l’EPR de Flamanville. 

S’il devait démarrer un jour, le prix de revient du mégawattheure serait entre 110 et 120 euros soit près du double des réacteurs en service alors que le mégawattheure éolien et solaire revient déjà à 40 euros.

Dans cette situation, le chantier finlandais a eu des conséquences importantes : il n’est pas achevé et Areva – donc la France- doit 850 millions d’indemnités. Le dossier n’est pas clos puisque des problèmes de soupapes se sont invités en Finlande comme à Flamanville.

Selon Le Monde, l’EPR Finlandais a provoqué le démantèlement d’Areva en 2015 et une restructuration particulièrement coûteuse de la filière nucléaire, qui a mobilisé 7,5 milliards d’euros d’argent public. En effet EDF a bénéficié d’un apport en capital de 3 milliards d’euros, plus 2 milliards pour Areva SA et 2,5 pour Orano.

Le groupe EDF endetté à plus de 75 % était déjà en situation critique avant la crise sanitaire.

On comprend mieux la démission du Directeur financier d’EDF à la veille de l’engagement par le groupe de la construction des 2 EPR anglais d’ Hinkley Point.

En 2019 la dette d’EDF s’élevait à 41 milliards d’euros, celle-ci pourrait atteindre les 50 milliards d’euros en 2020 ; et on prévoit 6 milliards de pertes d’excèdent brut pour 2020-2022.

Cette situation va entrainer un plan d’économies mais aussi des contraintes sur les investissements pourtant nécessaires pour l‘entretien du parc nucléaire français et le développement des ENR.

La réalité de l’EPR de Flamanville et d’EDF dépasse tout ce que l’on pouvait craindre. Il est donc urgent d’arrêter ce chantier catastrophique.

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Articles de presse:

Le Monde : « Echec opérationnel » et « dérive des coûts » : la gestion de l’EPR, réacteur nucléaire de troisième génération, décriée par la Cour de comptes

https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/07/09/nucleaire-la-cour-des-comptes-ereinte-l-epr_6045707_3234.html?fbclid=IwAR0KtUey7KwfS3WsxZ6ESRtKzXuYserFBkkAg9TSXRJmCB39E7B0SPeiyvU

Presse de la Manche: Nucléaire : le coût de l’EPR de Flamanville réévalué à 19 milliards par la Cour des comptes !

https://actu.fr/normandie/flamanville_50184/nucleaire-le-cout-de-l-epr-de-flamanville-reevalue-a-19-milliards-par-la-cour-des-comptes_34854444.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR3trye8_n1Or5IAC32ckoG0hxu_k5XyyZcy404oJxeZWnRctNjfhYmXEjs#Echobox=1594292839

La Hague vers l’overdose atomique ?

Un Cotentin fortement nucléarisé

On ne se souvient des pays oubliés que pour les exploiter. Le Cotentin a beaucoup donné pour le nucléaire et n’a jamais pu développer son potentiel énergétique en dehors de la filière nucléaire aujourd’hui à bout de souffle.

Nous connaissons le fiasco de l’EPR ajouté aux 2 réacteurs vieillissants de Flamanville, le tout dans une dérive financière et technique catastrophique qui nous impacte via EDF.

La Hague haut lieu de l’entreposage nucléaire sans retour pour les déchets nucléaires les plus dangereux

Suite à l’extension de la Hague dans les années 1980 on nous annonce une nouvelle extension vers Omonville pour une « piscine centralisée » construite par Orano pour EDF. Cette piscine doublerait les capacités d’entreposage de la Hague qui sont aujourd’hui saturées.

A la Hague on retraite les combustibles usés et on extrait le plutonium dans deux usines UP2 800 et UP 3. Ce « cycle du combustible » a déjà entrainé :

  • Le stockage d’environ 60 tonnes de Plutonium à la Hague , celui-ci servant à la fabrication du combustible MOX, hautement radioactif lorsqu’il est activé.
  • Le doublement des capacités d’entreposage HAVL sur 70 ans environ des déchets vitrifiés Haute Activité Vie Longue en attente d’un stockage définitif initialement prévu à Bure.

Et maintenant ? le quasi doublement des capacités d’entreposage des combustibles usés

EDF suggère le quasi doublement des capacités d’entreposage des combustibles usés provenant notamment des centrales nucléaires françaises. De 13000 tonnes il pourrait passer à 23000 tonnes avec la nouvelle « piscine centralisée ». Dans cette piscine les combustibles moxés hautement radioactifs devront être refroidis pendant 100 ans environ avec tous les risques sociétaux, industriels et énergétiques que cela représente

Cette fuite en avant traduit l’absence de pilotage et de prévision de la filière nucléaire qui croule sous les déchets alors même que la filière du retraitement est remise en cause par l’usure des usines de la Hague et par les conventions internationales sur les rejets liquides et gazeux de ces usines (Convention OSPAR). N’oublions pas que la Hague ne respecte pas les termes de cette convention.

Trop c’est trop, ça déborde à la Hague :

Alors que les ruisseaux de la Hague témoignent de pollutions radioactives dites « conformes » aux valeurs limites, alors que les déchets nucléaires « historiques » abandonnés sur le site se rappellent à nous, l’heure n’est pas à l’accumulation des déchets entreposés à la Hague pour l’éternité faute de solution viable.

Ni à Belleville, ni à la Hague ni ailleurs !

Le CRILAN alerte la population et les élus car le Cotentin mérite un meilleur avenir. Le meilleur moyen de ne plus produire de déchets est de sortir du nucléaire avant la catastrophe nucléaire annoncée en France par les plus hautes autorités dont l’ASN.

Comme le Président de la région Centre Val de Loire le disait si bien à propos du projet de piscine envisagée à Belleville sur Loire, nous ne saurions imaginer notre beau Cotentin devenir davantage la poubelle atomique de la France.

Réunion en privé pour 3 associations membres des CLIs de la Manche

Des représentants  des associations CRILAN ACRO et FNE, membres des CLIs des installations nucléaires du Cotentin se sont rencontrés ce 18 juin . En raison de la situation sanitaire, c’est dans un lieu privé qu’ils ont dû faire le point suite à l’annulation des AG des CLIs de juin par le Conseil Départemental , . 

Circulez , il n’y a rien à voir…

Suite à la protestation exprimée par le CRILAN sous forme de lettre ouverte , Madame Nouvel Vice-Présidente du Conseil Départemental en charge des CLI et présidente de la CLI Flamanville a répondu le 10 juin qu’elle maintenait sa position de ne pas tenir les AG des CLI prévues en juin mais au mieux en septembre…

Informé de la situation, le Préfet apporte son soutien à la tenue des assemblées générales « le plus rapidement possible ».

Les associations attendent du Conseil Départemental une solution concrète susceptible de convenir à la situation actuelle et à d’autres situations pouvant se produire. 

Les associations feront prochainement des propositions afin que les CLI et la population  soient associées au plus près de l’actualité des sites nucléaires notamment en situation difficile.

Affaire à suivre…

Photo : Monique Dupuis, Patrick Lafon, Guy Vastel, Marie-Françoise  Lebonnois, André Jacques, Evelyne Louis, Anne-Marie Duchemin, Emile Constant

NB: La trop petite salle de réunion des CLI à Cherbourg ne pouvait actuellement être mise à disposition pour des rencontres des membres des CLIS…

AG des 3 CLI annulées: le Préfet de la Manche demande au Conseil Départemental de les organiser.

Alors que la Vice Présidente du Conseil Départemental maintenait sa position de ne pas tenir les AG des CLIS de Flamanville, d’Orano La Hague et du CSM avant septembre, le Préfet de la Manche saisi par le CRILAN, a demandé le 11 juin dernier au Président du Conseil départemental de tenir ces réunions “le plus rapidement possible”.

Ce 16 juin le CRILAN reçoit un courrier de soutien du Préfet de la Manche à qui la lettre ouverte était adressée en copie.

https://www.lamanchelibre.fr/actualite-888771-cherbourg-en-cotentin-le-prefet-soutient-le-crilan-sur-le-maintien-des-commissions-locales

Daniel Bosquet nous a quittés

Daniel Bosquet devant le stand du CRILAN lors de la journée du Bénévolat de Cherbourg en février 2020 ( assis: Michel Lebonnois et Evelyne Louis)

Figure historique de l’écologie sur le Nord Cotentin, Daniel Bosquet est décédé ce mardi 9 juin à 79 ans.

“Daniel a adhéré aux verts dès 1984 après avoir dirigé les premières listes écologistes sur l’agglomération de Cherbourg, notamment à Equeurdreville-Hainneville où sa liste avait réalisé plus de 18% au 1er tour aux élections municipales en 1983. On ne compte plus depuis ses engagements dans les différents scrutins… On retiendra notamment son travail en qualité de Vice Président de la Communauté Urbaine qui a permis que la gestion du cycle de l’eau revienne en régie publique au bout de son troisième mandat. Il a aussi été Conseiller Régional pendant la mandature de la gestion de gauche”.
Patrick Lafon animateur EELV Cotentin

Daniel était aussi un adhérent du CRILAN; nous présentons nos sincères condoléances à son épouse , à sa famille et à ses proches.

Les soupapes de l’EPR: un sujet déjà connu en 2015

Nouvelles et graves anomalies au cœur du réacteur:  

Des anomalies dans les équipements de contrôle de la pression du réacteur : les soupapes de sûreté. Déjà en 2015 ce sujet était pointé par l’IRSN. Voir ci dessous l’interview de Yannick Rousselet en juin 2015.

La liste des dysfonctionnements établie par l’IRSN est longue : « Risques de fuites de fluide primaire », c’est-à-dire de l’eau qui doit refroidir le réacteur, « échec à l’ouverture observé »,« échec à la fermeture observé ».

Au regard de la gravité des faits, l’institut tient à surligner qu’« aucune fuite n’est acceptable » et que cette multitude de défaillances peut avoir des« conséquences graves ».

Ce sujet revient ces jours ci :

https://www.montelnews.com/fr/story/irsn-inquiet-dun-risque-de-fuite-sur-lepr-de-flamanville/1121111?fbclid=IwAR05C3Zfhbc9aCYPM99dxHOoPb5wNg5oF9XC67kxGhd6f2SaOSglGntRT_A

La semaine dernière, EDF a indiqué que ces contrôles, menés à la suite de la détection d’une fuite sur une soupape de sûreté de l’EPR Olkiluoto 3 (OL3) n’auraient pas d’impact sur la date de mise en service de l’EPR de Flamanville, prévue en 2023. 

Cependant, selon l’ingénieure de l’Institut de radioprotecion et de sûreté nucléaire (IRSN) Karine Herviou, ces soupapes sont des éléments « particulièrement sensibles » de la sûreté du réacteur.

https://journaldelenergie.com/nucleaire/defaillance-epr-nucleaire-finlande/

“Un nouveau dysfonctionnement pourrait fragiliser un peu plus les réacteurs nucléaires EPR, déjà décrédibilisés par des retards, malfaçons et surcoûts en série. La défaillance d’une soupape de sûreté du pressuriseur, équipement capital pour la sûreté du réacteur nucléaire, s’est produite lors d’un test sur le réacteur EPR en Finlande en mars dernier. Problème : la pièce défectueuse est aussi présente dans l’EPR en construction à Flamanville (France) et dans les deux EPR déjà mis en service à Taishan (Chine).”

Le lien vers l’article de Mediapart en 2015:

https://www.mediapart.fr/journal/economie/080615/epr-flamanville-de-nouvelles-et-graves-anomalies-au-coeur-du-reacteur?onglet=full

Annulation des AG des 3 CLIS de juin: le CRILAN demande au Conseil Départemental de revenir sur sa position.

Dans une lettre ouverte au Président du Conseil Départemental de la Manche le CRILAN a émis une protestation au regard de l’annulation des Assemblées Générales des 3 commissions d’information près des installations nucléaires du Cotentin et qui étaient prévues en juin.

Pour notre association il est surprenant de leur appliquer le critère de 10 personnes en réunion publique en vigueur dans le cadre du déconfinement quand les offices religieux et les conseils municipaux sont autorisés à recevoir des effectifs supérieurs.

L’actualité des installations nucléaires du Cotentin ne saurait être renvoyée à la fin septembre au moment où le président de l’ASN s’inquiète d’un « recul de la rigueur dans l’exploitation des centrales » et que la centrale nucléaire EDF de Flamanville est placée sous surveillance renforcée par l’ASN,

Passant en revue les incidents techniques et les non-conformités sur Flamanville ou aussi les sujets de la saturation des piscines de la Hague ou du silo 130, le CRILAN estime que l’actualité mérite une communication directe auprès des  assemblées de la part des exploitants comme des autorités de sureté.

C’est la raison pour laquelle le CRILAN a voulu associer le Préfet, l’ASN et l’ANCLII à sa démarche.

Le CRILAN demande donc au Conseil Départemental de prendre les dispositions nécessaires pour tenir les réunions prévues, même si le format de celles-ci doit s’adapter à la situation sanitaire.

La lettre ouverte adressée au Président du Conseil Départemental de la Manche:


Film: Nucléaire, non merci !

ARTE Video: L’usine de traitement des déchets nucléaires de Wackersdorf.
Retour sur un épisode marquant de l’histoire du mouvement antinucléaire allemand, entre cohésion et protestation. Un long métrage maintes fois récompensé, porté par un casting applaudi.

“Dans les années 1980 en Allemagne, les chiffres du chômage augmentent dans le district du Haut-Palatinat. Aussi, son président Hans Schuierer se doit-il de proposer sans tarder des alternatives à la population. Coup de chance, les plans du gouvernement du Land de Bavière tombent à point nommé : une usine de traitement des déchets nucléaires va ouvrir dans la commune de Wackersdorf, portant ainsi l’espoir d’un boom économique qui profiterait à toute la région. Seulement, quand les protestations d’une initiative citoyenne écologique sont violemment réprimées par les autorités bavaroises, Hans Schuierer se retrouve peu à peu dans une impasse. Doit-il se cantonner à sa ligne politique, ou faire appel à son sens citoyen ? Avec ce long métrage maintes fois récompensé, porté par un casting applaudi, le réalisateur allemand Oliver Haffner met ici en scène un moment fort du mouvement antinucléaire allemand, à une époque où l’idée même d’une transition énergétique semblait encore bien lointaine.”

https://www.arte.tv/fr/videos/074479-000-A/nucleaire-non-merci/

Pour en savoir plus:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Usine_de_retraitement_de_Wackersdorf

EPR de Flamanville: signez l’appel au Premier Ministre pour l’ annulation du décret de prolongation du chantier !

2649 signatures au 1 er juin !

En soutien à l’action juridique engagée le 26 mai 2020 en vue d’annuler la seconde autorisation de prolongation du chantier de l’EPR, 5 associations de Normandie lancent sur Cyberacteurs un appel à signatures destiné au Premier Ministre.

https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/commentaires.php?id=3957

Merci de partager ce appel avec vos amis, vos réseaux.
Ci dessous:

Le Communiqué de presse commun des 5 associations plaignantes:

https://www.sortirdunucleaire.org/associations-attaquent-le-decret-prorogeant

Retour sur le live Facebook du 28 mai sur la centrale du Tricastin

Prolongation de la centrale du Tricastin : quels risques ?

Le dimanche 31 mai, le réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) atteindra officiellement les 40 ans de fonctionnement. Mais EDF souhaite prolonger sa durée de vie jusqu'à 50 voire 60 ans. Pourtant, la centrale nucléaire composée de 4 réacteurs a connu de multiples incidents depuis sa mise en service en 1980, et de nombreux équipements comportent des défauts. Quel est l'impact de cette centrale nucléaire sur l'environnement et quels sont les risques en matière de sûreté en cas de prolongation ?

Publiée par Greenpeace France sur Jeudi 28 mai 2020

Avec la participation de Bernard Laponche et de Roland Desbordes

Le dimanche 31 mai, le réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) atteindra officiellement les 40 ans de fonctionnement. Mais EDF souhaite prolonger sa durée de vie jusqu’à 50 voire 60 ans. Pourtant, la centrale nucléaire composée de 4 réacteurs a connu de multiples incidents depuis sa mise en service en 1980, et de nombreux équipements comportent des défauts. Quel est l’impact de cette centrale nucléaire sur l’environnement et quels sont les risques en matière de sûreté en cas de prolongation ?

http://www.sortirdunucleaire.org/CONFERENCE-LIVE-FACEBOOK-Prolongation-de-la

EPR: nouvelle action juridique de 5 associations contre la prolongation du chantier

Communiqué de Presse CRILAN du 26 mai 2020

Le 10 février dernier suite à la CLI de Flamanville, le  CRILAN avait  exprimé son avis négatif sur la poursuite du chantier de l’EPR. Il s’engage aujourd’hui aux côtés de 4 autres associations (Réseau Sortir du Nucléaire, Greenpeace, France Nature Environnement, Stop EPR ni à Penly ni ailleurs) en vue d’un retrait amiable du décret de prolongation du chantier dans les deux mois. A défaut les associations engageront un recours en Conseil d’Etat.

C’est une nouvelle étape qui se joue contre le chantier de cet EPR scandaleux, dangereux, inutile et coûteux. Il n’a pas suffi au gouvernement de constater le fiasco de ce réacteur nucléaire tant au niveau technique que financier. Le dernier décret de prolongation est manifestement illégal et porte sur une installation qui ne ressemble en rien à la demande d’autorisation de création initiale.

En soutien à l’action juridique engagée en vue d’annuler la seconde autorisation de prolongation du chantier de l’EPR, 5 associations de Normandie lancent sur Cyberacteurs un appel à signatures destiné au Premier Ministre.

https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/commentaires.php?id=3957

Ci dessous:

Le Communiqué de presse commun des 5 associations plaignantes:

https://www.sortirdunucleaire.org/associations-attaquent-le-decret-prorogeant

EPR : Une prolongation de l’autorisation de création inutile et dispendieuse

5 associations s’engagent en vue d’un retrait amiable du décret de prolongation du chantier dans les deux mois. A défaut les associations engageront un recours en Conseil d’Etat. Des associations de Normandie appellent à un large soutient pour obtenir l’arrêt de ce chantier catastrophique , c’est le sens de l’appel ci dessous que nous vous proposons de signer.

Le 27 mars 2020, le gouvernement a publié en toute discrétion un nouveau décret modifiant celui de 2007 autorisant la création de l’EPR à Flamanville1 , ignorant les réserves techniques rappelées par les associations membres de l’Intercli de la Manche 2 (ACRO, Crepan, CRILAN et Greenpeace) et les nombreuses études réalisées par des experts non-institutionnels depuis le Débat public de 2005-20063 …

« Une prolongation problématique… »

Ainsi le chantier du réacteur EPR « tête de série » pourrait-il se poursuivre pour quatre années supplémentaires après une première prolongation accordée en 20174 . Aujourd’hui le gouvernement récidive fort d’un avis bienveillant de l’Autorité de contrôle 5 sans pour autant pouvoir garantir que l’installation pourra fonctionner comme prévue initialement dans un contexte qui n’a plus rien à voir avec celui qui existait en 2007.

« Dans un contexte économique, énergétique et industriel complétement différent »

Il faut dire que le projet EPR n’a jamais tenu ses promesses comme le reconnaît Jean-Martin Folz dans un rapport public remis à Bruno Lemaire en octobre 20196 . « Ecarts », « défaillances » et autres « irrégularités » se sont accumulés au point que d’aucuns reconnaissent que le projet EPR est un « fiasco 7 » tant à Flamanville qu’à Olkiluoto en Finlande n’ont cessé de s’accumuler depuis le début des chantiers8 . En 2015, les révélations concernant la cuve donnent à la crise de l’EPR une toute autre ampleur donnant à voir non seulement des « malfaçons 9 » mais surtout des mauvaises pratiques indignes d’une industrie qui prétend à l’excellence10 .

Le chantier du prototype de réacteur EPR sur le site de Flamanville qui n’a déjà que trop duré 11 se prolongerait donc jusqu’en 2024 si cette demande n’était pas remise en cause12 . Dix-sept années de travaux au total pour un réacteur dont personne ne peut dire à ce jour s’il pourrait fonctionner avec toute la fiabilité et la robustesse que l’on est en droit d’attendre d’une installation de cette importance13 .

« Arrêtons les frais et changeons de cap face au changement climatique »

Au regard des vicissitudes de la construction du réacteur EPR 14 et du coût de cette opération15 , il n’est pas déraisonnable de considérer que cette nouvelle prolongation est inutile et dispendieuse. Avec un retard déjà de plus de dix ans et une facture multipliée par bientôt 4, l’EPR n’est décidément pas une bonne affaire16 .

Voilà pourquoi nous adressons cet appel, en écho à la pétition initiée dans la Manche par le CRILAN17 , à toutes et à tous de Normandie et d’ailleurs pour « arrêter les frais ». Mettre un terme à l’aventure industrielle de Flamanville serait un signal fort en faveur de la transition énergétique et industrielle de notre territoire.

Si l’EPR était en mesure de pouvoir fonctionner dans des conditions économiquement acceptables18 , il aurait déjà démarré depuis longtemps. Dans le souci d’éviter un nouveau fiasco industriel après Superphénix, Astrid, Jules Horowitz19 , etc. il est grand temps de signifier la fin de la partie… bien d’autres opportunités pour l’emploi existent ici 20 alors que les chantiers des parcs éoliens en mer commencent 21 et que la rénovation thermique des bâtiments est un défi pour tou(te)s22 .

« Mettons un terme aux dérogations dont bénéficie l’industrie nucléaire »

Tournons la page du nucléaire en renonçant au vain espoir de renouvellement d’une technologie décidément trop chère, trop risquée et inutile. L’avenir énergétique face au Changement climatique est du côté de la maitrise de la demande d’énergie et du déploiement de moyens locaux de production maillés. Ouvrons la voie à une authentique transition énergétique dans l’intérêt de tou(te)s et de la planète… plutôt que de persévérer dans la construction hors de prix qui ne produira jamais l’électricité sûre et bon marché que chacun est en droit d’attendre.

« Monsieur le Premier Ministre entendez la voix des associations qui demandent l’annulation du décret 20 mars 2020 prolongeant de quatre années les délais accordés à la construction de l’EPR »

Appel à l’initiative des associations de Normandie : Collectif STOP-EPR ni Penly ni ailleurs, CRILAN, Effet de Serre toi-même !, FNE-Normandie et Nucléaire en Questions

En soutien à l’action juridique engagée en vue d’annuler la seconde autorisation de prolongation du chantier de l’EPR. Soutenez notre appel

https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/commentaires.php?id=3957

Premiers signataires :

  • Caroline Amiel (conseillère régionale EELV),
  • Guillaume Blavette (Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs ),
  • Joel Gernez (Président de FNE-Normandie),
  • Béatrice Hovnanian (Nucléaire en Question),
  • André Jacques (Président du CRILAN),
  • Yves Lenoir (Président Enfants de Tchernobyl – Belarus),
  • Corinne Lepage (ancienne ministre de l’Environnement),
  • Yannick Rousselet (membre du Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire),
  • Arnaud Schwartz (Président de France Nature Environnement)
  • Claude Taleb (Conseiller régional EELV),
  • Jacques Terracher (Président de l’ACEVE),
  • Jean-Luc Thierry,

PDF à télécharger pour plus d’infos

Voir aussi:

https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/05/26/nucleaire-nouvelle-procedure-contre-l-epr-de-flamanville_6040764_3234.html

34 ème anniversaire douloureux à Tchernobyl

Alors que le monde entier a les yeux rivés sur la pandémie de coronavirus, un incendie majeur a vu le jour le 4 avril dernier à Tchernobyl, ville ukrainienne où s’est déroulé en 1986 le pire accident nucléaire de l’histoire.

Pendant plus de dix jours, ce gigantesque incendie s’est propagé dans la zone d’exclusion de la ville, « le pire incendie jamais observé dans la région », selon Greenpeace.

Pas moins de 20 000 hectares de forêts ont brûlé ces deux dernières semaines. Une catastrophe qui a de quoi raviver de nombreuses inquiétudes, d’autant que plusieurs foyers de ces incendies concernent des secteurs très contaminés par les retombées radioactives liées à la fusion du réacteur n° 4 de la centrale en 1986.

Ces feux tout d’abord quasiment maîtrisés puis réactivés par le vent ont notamment provoqué un énorme nuage de fumée. A tel point que la capitale ukrainienne était vendredi 17 avril au premier rang des villes les plus polluées du monde !

Ces feux très actifs se sont développés notamment à 50 km autour de la centrale, puis d’autres au cœur de la zone de 30 km. D’autres encore se sont approchés à 3 km du réacteur accidenté.

Ils ont entrainé la remise en suspension dans l’atmosphère du Césium 137 accumulé dans la biomasse (mais possiblement du plutonium et du strontium 90) : une augmentation ponctuelle de plus de 700 fois de la concentration en césium137 dans l’air de la ville de Kiev située à plus de 100 kilomètres au sud de la centrale de Tchernobyl a été mesurée.

De nombreuses questions restent posées sur l’impact radiologique de ces incendies : pour les pompiers tout d’abord, les populations riveraines ensuite , pour la sureté des installations nucléaires et les entreposages des déchets dans la zone d’exclusion. Sont également interrogés les moyens de prévention et de gestion mis en œuvre pour limiter les rejets répétés de radioactivité.

Le 9 avril les autorités ukrainiennes ont d’ailleurs indiqué « les incendies à grande échelle peuvent menacer la sécurité environnementale dans la région ainsi que les installations situées dans la zone d’exclusion où sont situés les déchets radioactifs, le combustible nucléaire irradié et la centrale de Tchernobyl. »

Et en France ?

Le nuage radioactif ne s’est pas arrêté aux frontières, exactement comme lors de la catastrophe de 1986 finalement; Il a traversé toute l’ Europe , y compris la France.

Selon les estimations de de l’IRSN ces masses d’air ont atteint le territoire français aux alentours du 7 avril et sont restées 1 semaine au-dessus du territoire français avant de s’évacuer vers l’Est. Mais les niveaux de radioactivité observés seraient extrêmement faibles assure l’IRSN; ils devraient être « insignifiants et sans conséquence sur la santé ».

 Jour pour jour, 34 ans après la catastrophe de Tchernobyl, la contamination radioactive continue et les modèles de dispersion radioactive semblent les mêmes qu’en 1986.

En ce jour anniversaire, nous nous devons de rester plus que vigilants aux risques majeurs que nous fait courir le nucléaire car un accident nucléaire ne se répare pas.

Le CRILAN qui a accueilli à Cherbourg en novembre dernier Yves Lenoir Président de l’association « Enfants de Tchernobyl Belarus » pour la présentation de son  film « Tchernobyl, le jour d’après « est solidaire des  populations encore et à ce jour victimes de Tchernobyl.

En cette période de confinement le CRILAN propose la lecture du livre « La Supplication : Tchernobyl, chroniques du monde après l’apocalypse » deSvetlana Aleksievitch prix Nobel de littérature en 2015 pour cette œuvre de mémoire.

Monique Dupuis Membre du CA du CRILAN

34 ANS APRES L’INCENDIE DE LA FORÊT DE TCHERNOBYL RÉACTIVE LES CRAINTES ( Yves Lenoir sur Le Media)

https://www.LeMediaOfficiel/videos/230749998237917/

“Il y a énormément de radioactivité dans le sol. Chaque automne les feuilles tombent, et comme elles sont radioactives les micro-organismes du sol n’arrivent pas à les décomposer. Et cette matière végétale non décomposée est évidemment très inflammable. Et le césium qui se trouve dans les feuilles et dans l’aubier des arbres qui brûlent en partieou totalement est libérée. Et passe dans l’air, dans les fumées…”

Voir aussi:

34 ans après, la catastrophe nucléaire de Tchernobyl n’est pas terminée

https://www.sortirdunucleaire.org/34-ans-apres-la-catastrophe-nucleaire-de

Nucléaire et Coronavirus: la sureté nucléaire à l’épreuve du facteur humain

Alors que le virus Covid-19 stoppe les économies mondiales, plusieurs opérateurs nucléaires nationaux réfléchissent à la manière de maintenir les infrastructures sensibles et vulnérables face à la pénurie de personnel due à la maladie.

Sortir du nucléaire

https://www.sortirdunucleaire.org/Coronavirus-quel-impact-pour-les-personnes

Officiellement, EDF a tout prévu pour continuer la production d’électricité dans les centrales nucléaires malgré l’épidémie de coronavirus. Si à court terme la conduite des réacteurs ne semble pas menacée, les travailleurs sous-traitants dénoncent une prise en compte insuffisante des risques pour leur santé.

L’Usine nouvelle et Flamanville

https://www.usinenouvelle.com/article/ce-qu-edf-n-avait-pas-prevu-dans-son-plan-pandemie.N940246?fbclid=IwAR2Ca4yvYg2SP1uy5p2bS3SFinrOsF9CG7HmFhduG_hLyUtMuJtt11xMgu0

A la date du lundi 16 mars, EDF n’a du activer son plan de continuité d’activité prévu en cas de pandémie qu’à la centrales de Flamanville (Manche) en arret pour maintenance, y compris sur le chantier de l’EPR. Ce plan permet à chacun de ses sites de fonctionner avec jusqu’à 40% d’effectif en moins.

A la Hague

https://actu.fr/normandie/beaumont-hague_50041/coronavirus-orano-hague-met-larret-installations_32342507.html

“Sur le site d’Orano la Hague, toutes les activités de retraitement de combustibles nucléaires usés sont stoppées ce mardi 17 mars 2020. Les installations sont mises à l’arrêt. ” “La réception des combustibles usés d’EDF est maintenue, tout comme l’expédition des matières utilisées dans l’usine de Melox pour la fabrication de combustibles Mox”.

Coordination antinucléaire Sud Est

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post%2F2020%2F03%2F17%2FCoronavirus-%3A-comment-maintenir-le-nucleaire-sans-le-personnel&fbclid=IwAR2bLfeJkShjfpI44QJyrReBk2w0mg5P3fGxwawDa0C3LW0ZSKgCyVihpe8

Au quotidien une vingtaine de personnes réparties en sept équipes se relayant nuit et jour pilotent les réacteurs nucléaires dans chaque centrale atomique. Avec les salariés d’astreinte ce sont de 120 à 200 personnes qui sont nécessaires pour faire fonctionner chacun des 58 réacteurs nucléaires disséminés dans l’hexagone.

Reporterre : Dans les centrales nucléaires, le coronavirus inquiète les sous-traitants
Comment la filière nucléaire fait-elle face à l’épidémie de coronavirus 
? Les niveaux de production et de sûreté devraient être maintenus malgré des effectifs réduits. Mais des sous-traitants, indignés par le manque de mesures de protection, ont commencé à exercer leur droit de retrait.

https://reporterre.net/Dans-les-centrales-nucleaires-le-coronavirus-inquiete-les-sous-traitants?fbclid=IwAR3Hv1rvQdexp39MRl2HEnROFElBn0sOLNT7FV4fxjCdJaBiSgWelFiHF3c

En Angleterre

Fukushima 9 ans déjà, le CRILAN se souvient

Aujourd’hui, 9 années ont passé depuis la catastrophe de Fukushima. Nos pensées vont aux victimes et aux populations sinistrées qui vivent en environnement contaminé.

Ci dessous l’actualité de Fukushima 9 ans après:

Le  dernier article de Cécile Asanuma Brice dans Libération 

Fukushima, JO et Coronavirus

La dernière interview de Cécile Asanuma Brice  pour France Inter (documentaire sonore réalisé par Giv Anquetil) 

Neuf ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima : retour à la normale vers un avenir radieux ?

Sortir du nucléaire:

Fukushima : 9 ans de catastrophe et de déni

Communiqué du 10 mars 2020

https://www.sortirdunucleaire.org/Fukushima-9-ans-de-catastrophe-et-de-deni?fbclid=IwAR17PFWqz8YIB2xSIDWq3K2flkCDL83pQnqamuHZ4BRK98KWw4CeErOzRqU

La vidéo  de Michèle Rivasi sur la situation de Fukushima à la veille des JO

2:07 / 3:28 Fukushima, 9 ans après : On tente de faire oublier l’accident, mais la radioactivité est toujours là

Le 11 mars 2011, un séisme, puis un tsunami, ont frappé le nord de l'archipel, entraînant une explosion dans la centrale nucléaire de Fukushima DaiIchi à l’origine d’un accident nucléaire le plus important, après celui de Tchernobyl en 1986. Neuf ans après, le Premier ministre japonais Shinzo Abe veut faire des Jeux olympiques de Tokyo 2020 une vitrine de la reconstruction de la région de Fukushima, d'où le relais de la flamme olympique doit démarrer le 26 mars. Le gouvernement tente de faire oublier la catastrophe de Fukushima, ainsi que ces conséquences. Mais la vérité est bien plus complexe, les problèmes de décontamination ne seront pas réglés avant au moins 30 ans.

Publiée par Michèle Rivasi sur Mardi 10 mars 2020

Arte 28 MN à Fukushima les JO ne font pas l’unanimité

https://www.arte.tv/fr/videos/096167-000-A/a-fukushima-les-jo-ne-font-pas-l-unanimite-28-minutes/?fbclid=IwAR1HLrQwR_fkrno3GF7KjOjxHdepMxEDe0embQ96v3ueCQJrZegLenGSqlE

L’Acronique de fukushima: Fukushima en forme olympique : bilan chiffré pour le 9ième anniversaire

L’Acronique de Fukushima commente le  rapport de Greenpeace sur la contamination radioactive à Fulushima

Nouvelles de Fukushima avec Cécile Asanuma-Brice

Cécile Brice et Giv Anquetil en entretien : photo C Brice

Cécile Asanuma-Brice, sociologue, CNRS est en mission avec Giv Anquetil, journaliste de France Inter, pour une série de documentaires radio concernant la situation à Fukushima et l’accueil des jeux olympiques.

“Alors que le gouvernement s’apprête à rouvrir aux chalands les stations de train des trois communes qui jouxtent la centrale nucléaire endommagée et envisage de faire passer la flamme olympique sur le tronçon de la route nationale qui traverse le département du nord au sud en passant à qq km de la centrale, Cécile Asanuma-Brice et Giv Anquetil sont allés enquêter auprès des habitants afin de comprendre la position dans la quelle ils se trouvent acculée. Relâchement des eaux contaminées stockées dans des réservoirs autour de la centrale, augmentation des cancers de la thyroïde chez les moins de 18 ans, procès sur la responsabilité de TEPCO, retour contraint des habitants dans des zones désertées, les problèmes sont encore à foison dans la région”.

15 février: Rencontrez le CRILAN lors de la Journée du Bénévole de Cherbourg

Toute la journée, les membres du CA du CRILAN seront présents sur le stand mis à leur disposition par France bénévolat.

Michel Lebonnois dédicacera son livre “Coupés du monde ” dont les droits sont offerts au profit de l’association” Nos voisins lointains” qui vient en aide à des familles de Fukushima

Une occasion de venir échanger sur les activités du CRILAN et pourquoi pas de proposer un peu de son temps libre pour du bénévolat associatif.

Rencontre avec Keith Baverstock spécialiste des faibles doses

Anne Marie Duchemin et André Jacques en compagnie de Keith Baverstock et de Maryline qui assurait la traduction. Le Crilan a offert à Mr Baverstock un exemplaire du livre de Michel Lebonnois :”Coupés du monde”. Photo Crilan.

Internationalement reconnu sur la question des faibles doses radioactives, Keith Baverstock a reçu un petit groupe du CRILAN et de Cotentin Nature à Saint Vaast la Hougue à la faveur d’un voyage dans le Cotentin.

Le contact est établi. Déjà , Keith Baverstock et son ami Steeve nous offrent une video introductive sur la question des faibles doses. Celle ci sera traduite plus tard grâce à Maryline. 12 février 2020

EPR de Flamanville: le CRILAN rejette la seconde demande de prolongation d’un chantier dont il réclame l’abandon

Lors de la CLI de Flamanville du 30 janvier, l’ASN a présenté son avis sur le projet de décret de prolongation du DAC de l’EPR. Invité à s’exprimer comme les autres membres de la CLI, le CRILAN a exposé son avis le 10 février 2020

Résumé:

Les 10 années de l’autorisation initiale du DAC de 2007 n’avaient pas suffi pour construire le nouveau réacteur pressurisé européen EPR. Une première demande de prolongation donnée en 2017 pour trois ans s’est révélée insuffisante après avoir démontré un immense fiasco technique et financier: cuve, couvercle, soudures, surcouts et délais dépassés.

Ironie de l’histoire, la déclaration du Ministre de l’économie sur « l’ échec pour la filière » et le rapport Foltz intervenaient après que le CRILAN et les associations plaignantes aient perdu leurs 6 recours en Conseil d’Etat. Les plaintes au pénal sont toujours sans réponse.

Le CRILAN ne peut imaginer un second décret de prolongation pour un EPR qui ne correspond plus au projet initial , dont on connait le contexte, et dont il réclame l’abandon en raison notamment des risques qu’il ferait courir à la population en cas d’accident.

Une solution de sortie aurait pu passer par un débat public permettant à la population de s’exprimer. C’est un risque de retard et d’abandon du site que les autorités ont voulu écarter, mais pour combien de temps ?

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Les 10 années de l’autorisation initiale du DAC de 2007 n’avaient pas suffi pour construire le nouveau réacteur pressurisé européen EPR. De nombreux problèmes notamment de radier et de béton et aussi une interruption de chantier ont eu raison de ce délai.

Une première demande de prolongation donnée en 2017 pour trois ans s’est révélée insuffisante après avoir démontré un immense fiasco, en témoignent le fond et le couvercle de la cuve entachés de défauts majeurs.

Treize ans après, un chantier inachevé, des déboires en série et une seconde demande de prolongation pour quatre ans qui ne réglera rien des défauts majeurs de cet EPR

Malgré le recours de 8 associations démontrant que dès 2005, les fabricants d’équipements nucléaires étaient en incapacité technique de réaliser des pièces conformes pour la construction de cette INB répondant au principe d’exclusion de rupture, cette prolongation a été accordée par l’Etat alors que le fond et le couvercle de la cuve étaient entachés de défauts majeurs.

Ces informations constituent un changement de circonstances de fait et entachent d’illégalité le décret de création de Flamanville 3 modifié.

Elles s’inscrivent également dans le contexte des anomalies (2) et d’une enquête préliminaire ouverte par le Parquet de Paris à l’encontre de ces industriels pour usage de faux, mise sur le marché et exploitation d’équipements nucléaires, parmi lesquels figure la cuve (3) de l’EPR (4) de Flamanville 3, sans respecter les exigences essentielles de sécurité.

C’est dans ce même cadre pénal que le CRILAN a porté plainte aux cotés de Greenpeace France et du Réseau Sortir du Nucléaire auprès du Procureur de la République de Paris :

  • Le 20 juillet 2018, au sujet des soudures défectueuses du circuit
    secondaire principal de l’EPR, notamment celles relatives aux traversées de l’enceinte de confinement pour lesquelles il n’y a aujourd’hui aucune solution validée.
  • Le 16 décembre 2019, suite aux inspections de l’ASN, plainte pour manquements graves relatifs à la qualification de
    certains matériels installés sur l’EPR
    , Il s’agit de matériels participant à la démonstration de sûreté :  matériels mécaniques (pompes, vannes) ou électriques (relais, disjoncteurs…).

La Justice pénale tarde mais le chantier avance, il donne même la parfaite illusion d’une installation prête à démarrer.

Treize ans après, un chantier inachevé, des déboires en série et une seconde demande de prolongation pour quatre ans qui ne réglera rien des défauts majeurs de cet EPR

Début 2020 et à l’occasion de ce projet de seconde prolongation du DAC, le CRILAN dénonce l’absence d’information du public dont l’Etat et EDF sont pourtant débiteurs s’agissant d’activités nucléaires pouvant impacter la santé et la sécurité des personnes ainsi que l’environnement (5).

Il dénonce le déni de démocratie engagé par cette méthode alors qu’un nouveau débat public sur la création de l’EPR s’imposerait.

Et pourtant, depuis le 23 mars 2017, outre les aspects techniques développés ci-dessus, une série d’évènements à caractère économique et politique ont émaillé la difficile poursuite du chantier. 
C’est ainsi que le 28 octobre 2019, le Ministre de l’économie a déclaré que l’EPR était un « échec pour la filière » avant que le rapport Foltz ne vienne tenter de sauver le soldat EPR, symbole de toute l’industrie électronucléaire française.  De 3 milliards le coût de
l’EPR a quadruplé (12, 4 milliards) et l’endettement d’EDF est passé à 41 milliards d’euros en 2019. La solvabilité d’EDF est donc compromise.

Ironie de l’histoire cette déclaration du Ministre et ce rapport intervenaient après que le CRILAN et les associations plaignantes aient perdu leurs 6 recours en Conseil d’Etat.

La Justice d’Etat serait-elle en décalage avec la réalité du chantier de
l’EPR ? C’est ce que semble vouloir dire Corinne Lepage dans son billet de Blog : « d’un hors droit à un hors-jeu ». « A force de tordre le
bras du droit « … » le droit pourrait bien rattraper le fait et
sanctionner un fiasco technique et financier inimaginable »

Nous y sommes ?!.

Conclusion : errare humanum est, perseverare diabolicum

Le CRILAN ne peut imaginer un second décret de prolongation pour un EPR dont il connait le contexte et dont il réclame l’abandon en raison notamment des risques qu’il ferait courir à la population en cas d’accident.

A défaut d’un abandon que nous réclamons, une solution de sortie aurait pu passer par un débat public permettant à la population de s’exprimer sur la reprise d’une installation qui ne ressemble plus en rien au projet initial. C’est un risque de retard et d’abandon du site que les autorités ont voulu écarter, mais pour combien de temps ?

1 Modification du décret attaqué par décret n° 2017-379 en date du 23 mars 2017.
Ce décret modifie la durée de mise en service de l’EPR de Flamanville 3, la durée de dix ans initialement prévus par le décret attaqué étant remplacée par treize ans.

2 Site de l’ASN, « Anomalies de fabrication de la cuve de l’EPR et irrégularités détectées dans l’usine Creusot Forge Areva »

3 Pièce substantielle au point qu’il n’existe pas de scénario envisageant la rupture de celle-ci

4 Réacteur à eau pressurisée, nouveau type de réacteur développé par Areva

5 L. 125-12 et suivants du code de l’environnement

6 Un délai de mise en service est fixé au sein du décret d’autorisation de création des installations nucléaires de base. Ce délai vise à éviter la mise en service d’une installation qui, du fait de l’ancienneté de sa conception, ne répondrait plus à l’exigence de mise en œuvre des meilleures techniques économiquement accessibles, à éviter la mise en service d’une installation dont l’environnement ne serait plus compatible avec le fonctionnement et/ou à ne pas laisser perdurer l’autorisation de création d’une installation dont l’exploitant ne serait pas en mesure d’achever la construction. Au terme de ce
délai, l’article L 593 -13 du Code de l’environnement prévoit qu’il peut alors être mis fin à l’autorisation de l’installation après avis de l’ASN.

Ciné–débat “Retour à la normale” à Morsalines: le public répond présent

Anne Marie Duchemin, Guy Vastel et André Jacques répondent aux questions du public. Photo CRILAN

Ce 6 fév 2020 à Morsalines, les associations organisatrices, Crilan, Acro, Crepan-FNE (Cotentin Nature) ont invité la population à participer à un ciné-débat inédit  avec le  film «  Retour à la normale » qui présente une situation fictive et plausible de retour sur les lieux abandonnés dans la précipitation après un accident nucléaire.

Cette soirée qui a réuni près de 40 personnes, fut l’occasion d’une rapide présentation du principe du PPI, plan particulier d’intervention en cas d’accident nucléaire. Ce sont ces mesures préventives que les trois associations membres des CLIS (Commissions locales d’information des installations nucléaires) souhaitent étendre à toute la presqu’ile du Cotentin.

Après le film documentaire, le débat à montré le besoin d’information des citoyens notamment sur les incidents à répétition dans les centrales et interrogé la politique énergétique du tout nucléaire. Les associations remercient la municipalité pour l’accueil reçu et l’aide apportée pour la tenue de cette soirée.

Programmation Pluriannuelle de l’Énergie : la prolongation du risque nucléaire nous emmène droit dans le mur !

Communiqué du Réseau Sortir du Nucléaire du 21 janvier 2020

Le texte de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), censé définir les grandes lignes de la politique énergétique française pour les années à venir, vient d’être mis en consultation. Déjà un an de perdu dans cette pseudo-programmation [1], à laquelle cette courte consultation servira de caution. Avec le recul à 2035 de l’échéance pour atteindre 50% de nucléaire dans le mix électrique, il acte une dangereuse prolongation de la durée de fonctionnement du parc nucléaire… et prévoit déjà une relance absurde. Le Réseau “Sortir du nucléaire“ dénonce fermement cette fuite en avant.

Un recul irresponsable de la fermeture des plus anciens réacteurs

Face à la difficulté d’atteindre les 50% de nucléaire dans le mix électrique en 2025, le gouvernement a carrément repoussé cette échéance de 10 ans. L’argument climatique a bon dos, au vu du recul en ce domaine acté par ce texte [2]. Ce report ne relève pas du pragmatisme, mais d’attentisme pur et simple, et aura des conséquences lourdes sur la sûreté. 14 réacteurs seront fermés d’ici 2035, l’arrêt au moment de la 5ème visite décennale (soit plus de 50 ans de fonctionnement effectif !) devenant la norme [3] .

Cela signifie qu’en 2035, 44 resteront en fonctionnement, sans que leur sort ultérieur n’ait été envisagé. Même en partant du principe que les plus anciens auront déjà été fermés, près de 20 auront alors atteint ou dépassé les 50 ans de fonctionnement effectifs.

Le gouvernement part ainsi du principe que ces réacteurs pourront continuer à fonctionner sans problème, une fermeture avant 50 ans étant considérée comme « anticipée » et ouvrant droit à compensation pour EDF. Ceci revient à ignorer totalement l’avis de l’Autorité de sûreté nucléaire, seule habilitée à décider de la poursuite ou non du fonctionnement d’un réacteur, ainsi que les enjeux liés au vieillissement. Rappelons pourtant que certaines pièces comme les cuves, ne sont ni réparables ni remplaçables. De nouveaux défauts de fabrication, résultant d’affaires de fraudes, sont régulièrement découverts sur des pièces équipant le parc nucléaire. Enfin, quid des doutes de l’ASN sur la capacité d’EDF à réaliser de gros travaux pour prolonger le fonctionnement de ses réacteurs ?

Le gouvernement a délibérément choisi d’ignorer cette question, au point de refuser, lors du vote de la loi énergie-climat, un amendement proposant que la PPE comporte des scénarios alternatifs si un ou plusieurs réacteurs devaient fermer pour raison de sûreté.

La relance du nucléaire à l’ordre du jour

On peut se réjouir qu’un scénario 100% renouvelable soit évoqué dans cette PPE. Toutefois, il ne s’agit que d’une option au milieu de nombreuses autres concourant à une fuite en avant dans le nucléaire. La construction de 6 nouveaux EPR, déjà évoquée dans une lettre du gouvernement à EDF, figure cette fois-ci noir sur blanc.

Des recherches sont également envisagées pour le développement de « Petits Réacteurs Modulaires » et pour accroître l’utilisation du combustible MOX. Les installations de fabrication du combustible, pourtant déjà atteintes par le vieillissement, verront leur fonctionnement prolongé jusqu’en 2040. Enfin, malgré l’abandon du prototype Astrid, est évoqué l’éventuel développement d’un parc de « réacteurs à neutrons rapides » dans la deuxième moitié du XXIème siècle.

Cette fuite en avant dans le nucléaire aura bien sûr des conséquences en termes de sûreté, mais aussi de production de déchets. Alors que le projet Cigéo d’enfouissement de déchets radioactifs, imposé à la population du Grand Est, présente toujours des problèmes de sûreté importants, la PPE concède que « la question d’une extension ou de nouvelles capacités de stockage géologique pour accueillir les déchets générés par le nouveau parc se posera » !

Une politique énergétique court-termiste dictée par l’industrie nucléaire

Après de multiples étapes d’élaboration et “consultation” vaines, le constat reste le même : la PPE est dictée par EDF et ses choix court-termistes. L’application des décisions mises en œuvre aboutira à une situation absurde de surproduction, les énergies renouvelables venant s’ajouter au nucléaire au lieu de s’y substituer. Tous ces risques seront donc pris pour permettre à la France d’exporter une électricité nucléaire dont nos voisins ne voudront sûrement pas. Et quoi qu’en dise EDF, qui semble privilégier une approche low-cost au mépris de la sûreté et des personnes en charge des travaux [4], le vieillissement des réacteurs renchérira forcément le coût de production déjà élevé de cette électricité.

La consultation qui vient de commencer apparaît comme une étape de pure forme, qui vient confirmer le mépris pour l’avis des citoyennes et citoyens. Lors du débat public organisé en 2018 sur la PPE, les 400 personnes tirées au sort s’étaient exprimées massivement contre le report à 2035 des 50% de nucléaire, contre la prolongation de nombreux réacteurs à 50 ans et contre la construction de nombreux EPR. Dans ce document, il n’en reste aucune trace.

Que faut-il faire pour être enfin entendus ? Comme tant de citoyen.es le répètent, le nucléaire est une énergie du passé qu’il faut arrêter de toute urgence, plutôt que d’alourdir le fardeau pour les générations futures.

https://www.sortirdunucleaire.org/Programmation-Pluriannuelle-de-l-Energie-la-56011


Notes

[1] La PPE était censée être impérative sur la période déjà entamée de 2019-2023, puis révisable sur 2024-2028, et n’engage à rien du tout après

[2Comme le rappelle le Réseau Action Climat, la feuille de route proposée par le gouvernement, avec cette PPE couplée à la Stratégie Nationale Bas-Carbone, est insuffisante pour atteindre les objectifs de réduction d’émissions fixés par l’accord de Paris

[3] Outre Fessenheim, de 2 à 4 réacteurs pourraient faire l’objet d’une fermeture « anticipée », dont 2 à des conditions dépendant de facteurs internationaux. Autant dire que le gouvernement ne s’engage pas.

[4] EDF a en effet revu à la baisse le coût du « Grand Carénage » et conteste le chiffrage effectué par la Cour des Comptes. Cette baisse traduit-elle une volonté d’EDF d’économiser sur la sûreté en n’effectuant pas certains travaux et en accroissant encore plus le dumping social ?

Ciné-débat: “Retour à la normale” le 6 février à Morsalines

Les associations CRILAN,  ACRO, CREPAN-FNE, organisent une projection débat  sur le mythe du nucléaire sans danger.

Octobre 2021, une succession de défaillances dans le réacteur d’une centrale conduit au premier accident nucléaire français. Suite aux retombées radioactives massives, la population est évacuée et la zone interdite d’accès. 

Suite à  l’extension du PPI de la Centrale nucléaire de Flamanville qui exclut  notamment le Nord-Est du Cotentin, ce documentaire récemment diffusé à la télévision démontre l’enchainement d’un accident nucléaire jusqu’au retour en environnement contaminé.

Cette projection-débat vise à participer à la prise de conscience des habitants, des élus et futurs élus sur les risques d’un accident nucléaire et à susciter des mesures préventives pour tout le Cotentin..

Participation libre.

Jeudi 6 février  2020 à 20 h, Salle municipale Morsalines

(près de Quettehou)

Avec le soutien du  Réseau Sortir du Nucléaire

Le flyer-affiche pour l’annonce de la projection-débat

Un héritage empoisonné: ciné-débat à Cherbourg le 28 janvier 2020

Un héritage empoisonné: bande annonce du film

Alors qu'un siècle a suffi pour faire oublier le danger, pourtant encore réel, des rebuts de 14-18, comment croire que notre mémoire permettra de maintenir la vigilance des générations futures autour des déchets nucléaires qui resteront dangereux pour plusieurs millénaires ?"Un héritage empoisonné" est un film documentaire d'Isabelle Masson-Loodts, produit par Ambiances… asbl, Promenons-nous dans les bois (EJTlabo) et Luna Blue. Durée: 57 minutesPremière diffusion en Belgique sur La Une, RTBF, le 8 novembre 2018. Première diffusion en France sur ViàVosges, Alsace 20, Mirabelle TV & Canal 32, le 17 mars 2019 à 17h. Avant-première parisienne le 20 février à 19h, à l'EHESS. Avant-première spinalienne le 1er mars à 20h, aux Cinés Palace.Pour connaître les dates de diffusion et de projection à venir, suivez notre page Facebook!

Publiée par Un héritage empoisonné le film sur Jeudi 1 novembre 2018

Enfin le nucléaire ne passe pas en Europe!

Le paragraphe 24 de la résolution contient les éléments qui représentent...

Mercredi 15 janvier, le Parlement européen a adopté une résolution sur le Green Deal visant à définir les secteurs dans lesquels investir pour une production d’énergie propre et durable. Le nucléaire n’en fait pas partie. Une victoire: il est bel et bien une énergie du passé.

  • Par Michèle Rivasi Députée européenne EELV, co-fondatrice de la CRIIRAD, co-initiatrice de la Marche des cobayes contre la pollution et les crimes industriels
  • Damien Carême Député européen (EELV), ancien maire de Grande-Synthe (2001-2019), Président de l’Association Nationale Villes & Territoires Accueillants

Le 15 janvier 2020, le Parlement européen a adopté une résolution sur le Green Deal sans donner aucun rôle à l’énergie nucléaire. Ce vote traduit une réussite: celle d’avoir laissé à l’écart les lobbyistes pro-nucléaires qui cherchent, à chaque résolution parlementaire sur le changement climatique, à afficher le nucléaire comme une solution d’avenir. Alors qu’il n’en est rien. 

Le Green Deal, pour les écologistes, se veut l’amorce d’un changement de paradigme, pas simplement la relance du vieux système teinté de vert. Le nucléaire et les énergies fossiles sont l’épine dorsale d’un système énergétique très centralisé et peu flexible, qui incite au gaspillage d’énergie… et qui accapare les ressources nécessaires à l’essor rapide des énergies renouvelables. 

L’industrie nucléaire, à l’aide de ses nombreux relais politiques, tente de s’infiltrer dans tous les textes de loi européens. Cette résolution sur le Green Deal a encore été la proie de tentatives d’amendements vantant le mérite des centrales. Autre exemple récent: l’insistance du gouvernement français pour inclure le nucléaire dans la définition européenne des investissements “verts” – en vain heureusement! Parfois, elle réussit, comme pour la résolution sur la COP25 de Madrid, votée en décembre dernier, qui reconnaît l’importance des centrales pour lutter contre le changement climatique. 

Au lieu de massivement investir dans les énergies renouvelables, les industriels font pression pour le statu quo, à grands coups de mensonges et de dissimulations.

Au lieu de massivement investir dans les énergies renouvelables, les industriels font pression pour le statu quo, à grands coups de mensonges et de dissimulations. Le nucléaire nous a toujours été vendu comme produisant l’électricité la moins chère. Mais on découvre petit à petit qu’elle est fortement subventionnée et que les coûts affichés ne prennent pas en compte le démantèlement des centrales ni le stockage des déchets [1]

Ce n’est donc pas pour rien qu’elle ne représente que 2% de l’énergie consommée dans le monde [2]… et la tendance n’est pas prête de s’inverser. Selon l’Agence Internationale de l’énergie, entre 2000 et 2013, 57% des investissements mondiaux se sont tournés vers les renouvelables, contre 3% seulement pour le nucléaire [3]

Le nucléaire reste très cher, sans être rentable. Le coût des centrales augmente  sans cesse alors que celui des renouvelables baisse. En France, Areva est en faillite et EDF traîne une dette financière brute de 70 milliards d’euros. Sans parler du projet ITER de fusion nucléaire, dont le budget, estimé à 5 milliards d’euros à son lancement, est maintenant neuf fois plus important .

En France, d’ici fin 2020, onze réacteurs dépasseront les 40 ans. La possibilité d’un accident nucléaire n’a jamais été aussi élevée.

300.000 tonnes de combustibles nucléaires usés et hautement radioactifs ont déjà été accumulées dans le monde pour des centaines de milliers d’années. Les États prévoient de les enterrer… mais les seuls sites d’enfouissement profond existants (Asse en Allemagne et le WIPP aux États-Unis) sont d’incroyables fiascos qui ont déjà contaminé leur environnement. 

En France, d’ici fin 2020, onze réacteurs dépasseront les 40 ans [4] . La possibilité d’un accident nucléaire n’a jamais été aussi élevée. En 2016, le président de l’Autorité de sûreté nucléaire, Pierre-Franck Chevet, avertissait: “Il faut imaginer qu’un accident de type Fukushima puisse survenir en Europe” [5], sachant qu’aujourd’hui encore, la gestion de cette catastrophe demeure problématique. En témoigne la volonté du gouvernement japonais de libérer progressivement les eaux stockées et contaminées dans l’océan, ce qui aurait des conséquences désastreuses pour les écosystèmes et la santé. 

Quelle est donc la solution, selon les pro-nucléaires? Une énergie qui émet peu de CO2 mais qui crée des no man’s land remplis de déchets radioactifs pour des milliers d’années. Une prolongation indéfinie de l’exploitation des réacteurs existants, donc une augmentation des risques dus à leur vieillissement. Et surtout le choix d’exposer la population à la menace d’une nouvelle catastrophe mondiale. 

Ces décisions empêchent la transition énergétique, créatrice de centaines de milliers d’emplois.

Ces décisions empêchent la transition énergétique, créatrice de centaines de milliers d’emplois. Les pays nucléarisés sont les plus grands émetteurs de CO2 au monde parce que les centrales de grande taille conduisent à des surcapacités de long terme, stimulant la consommation d’électricité au lieu de favoriser son utilisation rationnelle. La priorité aujourd’hui restent les économies d’énergies dans le bâtiment, l’industrie, le transport, l’informatique, etc.

Le scénario 100% renouvelable est le plus réaliste. En France, selon l’ADEME, y parvenir en 2050 coûterait à peine plus cher que de maintenir le nucléaire. Ne nous perdons pas dans de fausses solutions… laissons place aux énergies du futur!

[1] Une étude commandée par Greenpeace montre, à partir de données publiques, qu’EDF sous-provisionne les dépenses liées au démantèlement et à la gestion des déchets nucléaires, mais aussi que les investissements prévus par l’entreprise ne sont pas compatibles avec ses capacités financières.  

[2] La part du nucléaire dans la production d’électricité mondiale est marginale et n’a cessé de chuter. Entre 2000 et 2018, il a été installé 35 GW de nucléaire et 497 GW d’éoliennes. En 1996, le nucléaire représentait 17.6% de l’électricité mondiale, en 2017 ce n’est plus que 10.39%.          

[3] https://www.iea.org/publications/freepublications/publication/weio2014.pdf

[4] Les réacteurs de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), raccordés au réseau électrique en 1977 ont déjà atteint le seuil de 40 ans. Les réacteurs 2 et 3 de Bugey sont entrés en service en 1978. Sept autres, situés sur les sites de Gravelines, Dampierre-en-Burly ou encore au Tricastin franchiront le seuil cette année.

[5] https://www.liberation.fr/futurs/2016/03/03/il-faut-imaginer-qu-un-accident-de-type-fukushima-puisse-survenir-en-europe_1437315

La fin de l’électronucléaire : récit anticipatif d’une histoire militaro-industrielle

Les découvertes de la fission nucléaire et de la réaction en
chaîne avaient trouvé une application terriblement efficace
avec le projet Manhattan : l’anéantissement de Hiroshima
et Nagasaki en août 1945 par deux « bombes atomiques »,
la première à uranium et la seconde au plutonium. Par Bernard LAPONCHE Président de l’association Global Chance

Leur mise au point avait nécessité un effort industriel considérable : usines d’enrichissement d’uranium, fabrication du
plutonium dans des réacteurs nucléaires, puis extraction
de celui-ci par « retraitement » des combustibles irradiés.
Allait suivre le développement de nouveaux réacteurs
pour la propulsion des sous-marins et des porte-avions.
Tout était donc prêt pour le basculement vers la production d’électricité en recourant aux mêmes techniques, favorisé par le discours « L’atome pour la paix » du président
Eisenhower aux Nations Unies en 1953 et le Price Anderson Act (1957) qui reportait sur l’État la responsabilité financière en cas d’accident grave. S’y ajoutait la création
en 1957 de l’Agence internationale pour l’énergie atomique
des Nations Unies, ayant en charge la promotion de l’énergie nucléaire civile, puis, en 1968, le contrôle de l’application du Traité de non-prolifération des armes nucléaires,
une double responsabilité non exempte d’ambiguïté (1).
L’atome pour la paix profitait d’emblée de l’existence d’un
système de R&D et de production industrielle et bénéficiait
de l’image rédemptrice d’un nucléaire au service du progrès et de la coopération internationale, à la fois sûr et bon
marché (2). Cette alliance de Prométhée et de Janus ouvrit, dès la fin des années 1950, une période de développement de la production d’électricité d’origine nucléaire
basée sur les techniques héritées du militaire : les réacteurs à eau et à uranium enrichi américains PWR et BWR
(3) et, à un degré moindre, les réacteurs à uranium naturel,
graphite, gaz (UNGG), au Royaume-Uni et en France (4). Le
poids de l’héritage militaro-industriel était tel à l’époque
que ni les considérations de sûreté des réacteurs ni la
nature des déchets radioactifs ne furent des critères pris
en compte pour asseoir les choix techniques concernant
tant les réacteurs que le combustible (5).
En partant du constat du caractère militaro-industriel du développement de la production d’électricité
d’origine nucléaire, nous présentons dans cet article l’évolution sur la période 1950-2018 de cette industrie, allant du succès au déclin, lequel est dû à la fois à l’occurrence des grands accidents nucléaires de
Three Mile Island, de Tchernobyl et de Fukushima et à la perte de sa compétitivité économique du fait de
l’augmentation de ses coûts de production et de la baisse spectaculaire (très rapide à partir des années
2010) du coût des productions concurrentes d’origine renouvelable – l’éolien et le photovoltaïque –, sans
que l’argument des faibles émissions de CO2
de l’électronucléaire puisse faire pencher la balance en sa
faveur. À partir de ce constat, nous présentons les évolutions conduisant à la sortie du nucléaire dans les
différents pays et régions du monde et tout particulièrement en France, à partir du « grand tournant » de la
décennie 2020-2030, qui verra l’instauration d’une politique énergétique basée sur la sobriété et l’efficacité
énergétiques au niveau de la demande et sur les énergies renouvelables au niveau de l’offre, pour aboutir,
pour ce qui concerne la production d’électricité, à la fin de l’électronucléaire dans le monde sur la période
2040-2050.

Le Réseau Sortir du Nucléaire et ses actions juridiques.

Une video du réseau Sortir du Nucléaire sur ses actions juridiques. Le CRILAN partenaire de longue date pour ses recours et plaintes propose la video préparée par l’équipe juridique. A ce jour nous avons deux plaintes en commun avec RSDN . Un Grand merci à eux ! 27 Décembre 2019

“Nous vous savons attachés au combat juridique que mène le Réseau “Sortir du nucléaire“. Pour vous remercier de votre soutien nous vous proposons de découvrir plus en détail cet aspect de notre activité par cette petite vidéo :

En 8 ans d’activité juridique, nous avons obtenu 27 victoires face aux industriels du nucléaire ! Et nous avons 30 affaires en cours : pollution radioactive des eaux souterraines, fraude dans les usines, défauts sur le chantier de l’EPR…
Ces combats de longue haleine nous les menons grâce à votre soutien !Faites circuler le lien de la vidéo autour de vous pour continuer à nous aider ! 
Un grand merci à vous,”
L’équipe du Réseau “Sortir du nucléaire”

https://www.sortirdunucleaire.org/VIDEO-Decouvrez-notre-action-juridique

Saisie par l’ACRO, la CADA demande plus de transparence à l’industrie nucléaire

Le caviardage des documents ne passe pas…

ACRO sur son site 18 décembre 2019

Les piscines de combustibles usés devraient arriver à saturation à l’horizon 2030, entraînant un arrêt forcé d’une partie du parc nucléaire si aucune solution n’est mise en œuvre d’ici là. Mais le rapport « impact cycle 2016 » d’EDF et Orano sur le sujet est secret. L’expertise qu’en a fait l’IRSN n’est que partiellement publique : 10% du rapport ont été noircis à la demande des exploitants. Il n’y a quasiment aucun chiffre.

L’ACRO a donc saisi la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) qui vient de rendre son avis (n°20192568 du 28 novembre 2019) : plusieurs passages occultés devront être dévoilés. C’est le cas, en particulier, de toute la partie concernant l’étude des aléas.

Pour l’ACRO, l’industrie nucléaire abuse de la loi sur le secret des affaires. Heureusement, la CADA est venu rappeler que le code de l’environnement prime.

La place disponible dans les piscines de La Hague n’était plus que de 7,4% en 2016 (chiffre noirci dans le rapport IRSN, mais révélé par l’ACRO en octobre 2018) : en cas d’aléa sur une des étapes de la chaîne du combustible (retraitement, transport, MOx), la saturation interviendrait au bout d’un an et il faudra arrêter le parc nucléaire français pour cause d’occlusion intestinale ! Ce délai va se raccourcir à mesure que l’on s’approche de l’échéance de 2030. Il y a là une vulnérabilité majeure pour l’approvisionnement électrique français que l’industrie nucléaire voulait cacher.

L’ACRO a donc écrit à l’IRSN pour lui demander de se conformer à l’avis de la CADA. Pour l’Association, qui a eu le rapport non censuré entre les mains, rien ne justifie ces cachotteries. Elle milite pour une publication intégrale du rapport.

EDF arrivera-t-elle à construire sa piscine centralisée avant 2030 ? Le calendrier est tendu alors que l’emplacement envisagé est toujours secret.

L’ACRO regrette que toutes ces informations n’aient pas été disponibles pour les deux débats publics sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) et le Plan de Gestion des Matières et Déchets Radioactifs (PNGMDR) organisés en 2018 et 2019. Une fois de plus, sans l’action d’associations citoyennes, le défaut de transparence aurait perduré.

Extrait sur les aléas du rapport IRSN qui devra être dévoilé :

Fukushima: L’évacuation durable des populations coûtait trop cher, selon les autorités

Urbaniste française parfaitement bilingue, Cécile Asanuma-Brice va coordonner au Japon un projet de recherche CNRS qui sera lancé en 2020.

“Encouragements à Cécile sociologue urbaniste dont l’intervention devant les Clis de la Manche au Japon en 2017 fut maltraitée par le Conseil départemental et boycottée par des élus et syndicats… AJ”

De fait, c’est la première fois au monde qu’une zone d’évacuation sera rouverte après un accident de cette envergure, et c’est la raison pour laquelle il est important d’y consacrer l’attention qu’il convient.

Cécile Asanuma Brice

LE FIGARO. – Qui a décidé de décontaminer les sols de Fukushima ?

Cécile ASANUMA-BRICE. – Le Japon n’est pas le seul impliqué. L’Agence internationale de l’énergie atomique, la Commission internationale de protection radiologique, le Comité scientifique des Nations unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants et l’Organisation mondiale de la santé ont organisé de nombreuses conférences à Fukushima pour aboutir essentiellement au message suivant : « Le refuge des populations évacuées coûte trop cher. » La politique de décontamination a donc précédé celle du retour. Le gouvernement japonais a « proposé » aux habitants, de façon plus ou moins musclée, avec des incitations fortes comme la coupure des subventions au refuge et des avantages financiers pour ceux qui revenaient (comme la réfection des habitations), de retourner et d’apprendre à vivre dans un territoire encore inégalement contaminé.

Que peut-on dire du projet du CNRS pour étudier le retour des populations ?

L’Institut national des sciences de l’univers du CNRS lance, à partir de janvier 2020, pour une première période de cinq ans, le programme Mitate Lab. En japonais, mitate signifie « construire par le regard », et c’est l’acronyme français de « Mesure Irradiation Tolérance humaine viA Tolérance Environnementale ». Il s’agit d’une coopération bilatérale franco-japonaise que je codirigerai avec Olivier Évrard, du CEA, et Kôji Itonaga, professeur à la Nihon University de Tokyo.

En quoi consistera ce travail ?

La trentaine de chercheurs qui composent ce groupe aura pour but d’évaluer la situation environnementale et sociale dans les territoires de l’ancienne zone d’évacuation, rouverts à l’habitat autour de la centrale. Il permettra une approche pluridisciplinaire en sciences dures, en sciences humaines et sociales.

”Nous travaillerons sur les aspects physiques de la contamination et de la décontamination de l’environnement (évaluation des politiques, la répartition des nucléides et leurs déplacements dans les sols et les végétaux) et sur les conséquences du retour à la vie dans ces territoires, en proposant une évaluation quantitative démographique des mouvements de population, mais également qualitative avec un travail de suivi de terrain approfondi auprès des populations locales. D’autres chercheurs travailleront sur l’histoire environnementale de ces zones afin de mesurer le niveau d’évaluation de l’acceptabilité du risque à travers le temps.

https://www.lefigaro.fr/sciences/fukushima-l-evacuation-durable-des-populations-coutait-trop-cher-selon-les-autorites-20191217?fbclid=IwAR3pCj5pELxS_6xZX4DRJfEhkjkszcBtkmMlUriXtg9dfoRWEckfUxjFqVg

Le CRILAN porte plainte contre EDF pour manquements graves relatifs à la qualification de certains matériels installés sur l’EPR

Communiqué de Presse du 16 décembre 2019

EPR de Flamanville

Le 20 juillet 2018 et à la suite du Réseau “Sortir du nucléaire” et de Greenpeace France, le CRILAN engageait une plainte près du Procureur de la République de Cherbourg au sujet des soudures défectueuses, notamment celles relatives aux traversées de l’enceinte de confinement. 

Ce 16 décembre 2019, suite aux inspections de l’ASN et en lien avec la plainte de Réseau “Sortir du nucléaire” et de Greenpeace France, le CRILAN dépose plainte près du Procureur de la République de Paris pour manquements graves relatifs à la qualification de certains matériels installés sur l’EPR.

Il s’agit de matériels participant à la démonstration de sûreté :  matériels mécaniques (pompes, vannes) ou électriques (relais, disjoncteurs…). Cette qualification repose notamment sur des études et des essais. Elle doit faire l’objet d’une documentation et d’une traçabilité des réserves et des points « ouverts », ce qui n’a pas toujours été le cas.

EDF étant soumis à la réglementation sur les installations nucléaires de base, les violations commises peuvent être sanctionnées pénalement.

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Hommage à André Guillemette

André Guillemette en 2017 lors d’un voyage des Clis de la Manche à Fukushima

Les associations antinucléaires et critiques membres des CLIs de la Manche s’associent à l’hommage rendu jeudi  dernier par  la CLI du CSM et notamment par ses amis de l’ACRO.

Comme beaucoup , nous n’oublierons pas son courage et sa persévérance pour contribuer à la découverte des nombreuses questions de sureté nucléaire dans le Cotentin.

Nous tenons aussi à souligner sa forte implication dans la  réalisation du Livre Blanc sur les Installations nucléaires du Cotentin.

Les hommes passent et les questions de sureté nucléaires restent. 

CRILAN, ACRO, CREPAN-FNE, GREENPEACE,

https://www.ouest-france.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin-50100/cotentin-andre-guillemette-militant-antinucleaire-n-est-plus-6647688